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Gala SPORTSQUÉBEC: un Maurice de plus pour Mikael Kingsbury et Aurélie Rivard

Gala SPORTSQUÉBEC: un Maurice de plus pour Mikael Kingsbury et Aurélie Rivard
Photo COURTOISIE, MIKAËL KINGSBURY

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Mikaël Kingsbury et Aurélie Rivard ont été les deux têtes d’affiche du 47e gala SPORTSQUÉBEC, visant à souligner les exploits des athlètes et des organisations d’ici avec la traditionnelle remise de Maurice, en raflant les titres d’athlètes masculin et féminin niveau international.

Fort d’une récolte de six victoires lors d’épreuves de Coupe du monde de ski acrobatique pour l’année 2019 et d’un premier sacre en championnats du monde, Kingsbury a ainsi mis la main sur un huitième Maurice consécutif.

«C’est tout le temps spécial de gagner un Maurice, a dit Kingsbury en entrevue à l’Agence QMI. Je sais que je me répète année après année, mais un trophée qui porte le nom d’une légende du sport au Québec – c’est probablement le meilleur joueur de l’histoire du Canadien de Montréal –, de le gagner huit ans de suite, c’est juste incroyable. Je n’ai pas de mots.»

«Il y a beaucoup d’athlètes qui méritent un trophée comme celui-là. C’est hors de mon contrôle. Je ne fais pas nécessairement du ski pour gagner un Maurice. J’essaie juste de faire de mon mieux et c’est une belle reconnaissance, alors j’en suis fier.»

Gala SPORTSQUÉBEC: un Maurice de plus pour Mikael Kingsbury et Aurélie Rivard
Photo COURTOISIE, AURÉLIE RIVARD

Pour Rivard, qui a récolté cinq médailles, dont deux d’or, lors des Championnats du monde de paranatation en 2019, il s’agit d’un deuxième Maurice après celui de 2017, qui avait souligné ses prouesses paralympiques.

«Ça m’a surprise parce que c’est rare que les paras, on gagne, a quant à elle lancé Rivard. En plus, ce n’était pas une année olympique, alors je ne savais pas à quel point ils allaient remarquer mes performances. Donc j’étais vraiment contente de voir que le gala me reconnaissait au même niveau que les autres filles.»

Célébrer le sport amateur

Mais plus que les individus, c’est le sport amateur que l’équipe de SPORTSQUÉBEC souhaitait mettre de l’avant, même si les circonstances entourant le gala de cette année étaient bien particulières. En effet, le gala devait initialement avoir lieu le 6 mai, mais il a été repoussé en raison de la pandémie de COVID-19. L’événement a finalement été organisé de façon virtuelle avant d’être diffusé sur les ondes du réseau RDS, mardi.

«Le gala nous a permis de prendre une pause du contexte actuel afin de célébrer le sport amateur québécois, a lancé Julie Gosselin, présidente de SPORTSQUÉBEC, dans un communiqué. La pandémie nous aura rappelé à quel point la communauté sportive est tissée serrée et nous pouvons le constater par cette édition adaptée et fort réussie de l’événement. Merci à tous les artisans devant et derrière la caméra et toutes nos félicitations aux lauréats et finalistes qui se sont démarqués par leurs réalisations remarquables l’année dernière.»

Au total, ce sont 57 personnes, équipes, fédérations ou événements qui ont été nommés dans l’une ou l’autre des catégories.

Liste des lauréats 

• Richard Legendre (Hommage Jacques-Beauchamp)

• Aurélie Rivard, paranatation (Athlète féminine niveau international)

• Sophia Jensen, canoë de vitesse (Athlète féminine niveau canadien)

• Améiie Grenier, judo (Athlète féminine niveau québécois)

• Mikaël Kingsbury, ski acrobatique (bosses) (Athlète masculin niveau international)

• Félix Dolci, gymnastique (Athlète masculin niveau canadien)

• Émerick Bayard-Fournier, athlétisme (Athlète masculin niveau québécois)

• Kim Boutin, Alyson Charles, Camille De Serres-Rainville, Danaé Blais et Claudia Gagnon, patinage de vitesse courte piste (Partenaire-s de l’année)

• Dominic Larocque, parahockey (Athlète en sport collectif niveau international)

• Apryl Gonzalez, waterpolo (Athlète en sport collectif niveau canadien)

• Cassandre Prosper, basketball (Athlète en sport collectif niveau québécois)

• Équipe masculine M16, hockey (Équipe de l’année)

• Sylvain Bruneau, tennis (Entraîneur-e-s en sport individuel)

• Marc Antoine Ducharme, basketball en fauteuil roulant (Entraîneur-e-s en sport collectif)

• Louise Leblanc, natation (Officiel-le niveau international)

• Myriam Marcotte, soccer (Officiel-le niveaux canadien et québécois)

• Denis Servais, Sport’Aide (multisport) (Action bénévole nationale – Prix Dollard-Morin)

• Grand Prix de judo, judo (Événement international)

• Championnats canadiens d’athlétisme en plein air U20, seniors et paralympiques, athlétisme (Événement canadien)

• Fédération québécoise d’athlétisme (Fédération sportive de l’année)

Kingsbury et Rivard veulent faire encore mieux 

Même s’il estime avoir connu sa meilleure année en ce qui concerne ses résultats, Mikaël Kingsbury croit qu’il peut encore atteindre de nouveaux sommets.

Pourtant, la tâche pourrait s’avérer difficile. Kingsbury a notamment remporté sept de ses 10 courses de Coupe du monde l’hiver dernier. Celui qui en a remporté 63 en carrière a d’ailleurs fait preuve d’une régularité exemplaire, montrant une deuxième place comme pire résultat.

«Chaque année, on dirait que c’est ma meilleure saison, a justement souligné le skieur acrobatique. Mais sérieusement, en 2019, ç’a été vraiment spécial. J’ai dominé toute l’année, à part peut-être un accrochage. En 2020, c’est ma meilleure. Chaque fois que j’ai terminé deuxième, j’ai gagné l’événement suivant, et le niveau était beaucoup plus fort.»

Ayant raflé les globes de cristal pour les bosses ainsi que le classement général, le Québécois a dominé la scène du ski acrobatique pour une neuvième année de suite. La motivation pourrait donc normalement être moins présente, mais ce n’est vraiment pas le cas.

«J’aime les records, j’aime ça mettre mon nom dans l’histoire et je pense que c’est un pas dans la bonne direction», a-t-il dit avec confiance.

«Le but, c’est toujours d’être le meilleur année après année. J’ai connu mon meilleur été d’entraînement et je suis plus en forme que jamais par le passé. J’ai juste hâte de retrouver la neige et d’essayer d’aller gagner un autre globe de cristal.»

Une victoire pour le mouvement

Du côté de Rivard, elle s’est particulièrement distinguée avec cinq médailles – deux d’or, une d’argent et deux de bronze – aux Championnats du monde de paranatation tenus à Londres en 2019.

Ce Maurice n’est pas un premier pour la nageuse. En 2017, elle avait été décorée une première fois, ex aequo avec la patineuse de vitesse courte piste Marianne St-Gelais. Mais cette fois, les projecteurs se sont concentrés sur elle. Il s’agit ainsi d’un grand pas en avant pour la reconnaissance des athlètes évoluant avec un handicap, selon elle.

«Notre plus grande bataille, c’est de faire valoir la médaille paralympique au même niveau que la médaille olympique aux yeux du public, a-t-elle affirmé. J’ai été reconnue par le milieu au même niveau, voire à un niveau supérieur cette fois-ci. C’est vraiment bien. C’est un pas dans la bonne direction même s’il y a encore des croûtes à manger. Pour la visibilité et la reconnaissance, c’est exceptionnel.»

Rivard se tourne maintenant vers 2021. Elle devrait participer aux Jeux paralympiques à Tokyo et tentera de défendre ses trois titres obtenus en 2016 à Rio.

«Mon objectif est toujours de faire mieux que l’année d’avant. Cette année, c’est la première fois que j’avais quelque chose à perdre. J’étais toujours la fille qui montait, et là, je suis déjà là et je dois y rester. Donc je m’entraîne pour faire mieux qu’à Rio», a-t-elle conclu.