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Nos villes ont besoin d’amour

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La pandémie touche plus durement nos villes que nos campagnes. Certains maires, particulièrement Valérie Plante, deviennent la cible de toutes les flèches. Surtout lorsqu’il est question de trafic et de pistes cyclables.

On oublie l’évidence. La première cause de la congestion routière, c’est qu’il y a trop d’autos ! C’est aussi une des principales sources de pollution et un coût important pour les familles.

Des alternatives à l’auto-solo

Si l’on veut que les gens se déplacent autrement, il faut aménager nos villes différemment. On doit augmenter les alternatives à l’auto-solo d’une part, tout en réduisant son attrait. Ça presse !

Il doit devenir plus rapide, plus agréable et plus économique de se déplacer autrement qu’en polluant. Les déplacements actifs comme la marche et le vélo, l’utilisation du transport en commun et de l’auto partage doivent être privilégiés. Donc oui, il y a des travaux à faire et surtout de nouvelles habitudes à adopter.

Changer de paradigme

« Toute vérité franchit trois étapes : d’abord, elle est ridiculisée. Ensuite, elle subit une forte opposition. Puis, elle est considérée comme ayant toujours été une évidence. » Écrivait le philosophe Arthur Schopenhauer au début du 19e siècle. L’histoire lui donne raison !

Un jour, on se dira qu’on était fous de dédier autant de ressources à des véhicules qui sont stationnés plus de 95 % du temps et qui ne déplacent en moyenne que 1,2 personne. Que d’argent gaspillé individuellement et collectivement ! Que d’espaces perdus en stationnement qui auraient pu servir à des espaces verts ! Que de pollution et de conséquences sur la santé et le climat !

Plusieurs villes modernes comme Copenhague, Barcelone, New York et Paris l’ont compris. Elles font de moins en moins de place aux voitures. Leurs populations ne s’en portent que mieux.

Si l’on veut que les gens aient envie d’habiter les villes malgré tous les changements qu’apporte la COVID-19, elles auront besoin d’amour et nos élus aussi. Merci, Valérie, pour ton audace, même si elle nous cause quelques désagréments. L’avenir de nos enfants en dépend.