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Plus de 150 classes fermées dans les écoles du Québec

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Enseignants et directeurs s’inquiètent de la hausse du nombre de cas de COVID-19 dans les écoles, même si les données diffusées restent incomplètes, selon certains.

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«Ça commence à être inquiétant», avoue Nicolas Prévost, président de la Fédération québécoise des directions d’établissement d'enseignement.  

  • Écoutez l'entrevue de Nicolas Prévost avec Benoit Dutrizac sur QUB radio:  

«On ne sait pas à quoi s’attendre. Mais c’est préoccupant dans la mesure où ça ne cesse d’augmenter depuis la rentrée», abonde Josée Scalabrini, présidente de la Fédération des syndicats de l’enseignement. 

Le gouvernement a publié mardi une nouvelle liste des écoles touchées par la COVID-19. Quelque 370 cas positifs ont été rapportés dans 223 écoles en date de lundi, révèle la compilation diffusée mardi. 

Au total, 154 classes étaient fermées lundi afin de placer les élèves en isolement préventif. 

Le ministère de la Santé avait publié une première liste la semaine dernière, mais avait fini par la retirer puisqu’elle contenait des erreurs et n’était pas à jour par rapport à la réalité. 

«Nous avons fini par améliorer les façons de collecter l’information», a expliqué le ministre de l’Éducation, Jean-François Roberge, en mêlée de presse mardi. Il a d’ailleurs assuré que l’information serait dorénavant mise à jour de façon quotidienne.

Éclosions ou pas?

Or, ces données sont toujours «incomplètes» car elles ne disent pas «d’où vient le problème», constate Mme Scalabrini. «On a besoin de détails.»

La liste des écoles ne mentionne toujours pas le nombre de cas ou l’ampleur de la contagion dans un même établissement, ni s’il y a éclosion ou non.  

De plus, les nouvelles données font état du nombre d’employés déclarés positifs, mais ne précisent pas à quelle catégorie ils appartiennent. Par exemple, s’agit-il d’une secrétaire qui a attrapé le virus à l’extérieur ou d’un enseignant contaminé par un élève? se demande-t-elle.  

Trop long

Au Centre de services scolaire de Montréal (CSSDM), le plus gros de la province, on compte 18 classes fermées, indique Alain Perron des relations médias. 

«Je pense que c'est beaucoup», réagit Catherine Beauvais St-Pierre, présidente de l'Alliance des professeurs de Montréal. La situation est donc à surveiller, surtout que le nombre de cas dans la population en général est en augmentation. «Il y a donc plus de possibilités qu'il y ait des cas dans les écoles», explique-t-elle. 

Pendant ce temps, des enseignants et des élèves sont retirés de façon préventive et doivent patienter quatre jours, voire même sept parfois, avant de recevoir le résultat de leur test de dépistage, indique Catherine Beauvais St-Pierre, présidente de l’Alliance des professeurs de Montréal.  

«On est en pénurie.» Un dépistage accéléré permettrait à des enseignants qui sont en pleine forme de revenir en classe plus rapidement, suggère-t-elle.   

 – Avec Daphnée Dion-Viens et Geneviève Lajoie du Journal de Québec 

Un résumé pertinent de la journée,
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