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Tiger Woods se souvient

Il participera à son 22e Omnium des États-Unis qui débute jeudi à New York

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Photo AFP Le golfeur américain Tiger Woods retrouvera le parcours de Winged Foot, à New York, près de 14 ans plus tard, jeudi.

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Où Tiger Woods a-t-il raté le premier couperet d’un championnat du Grand Chelem dans sa carrière professionnelle ? 

Si vous avez répondu à Winged Foot, lors de l’Omnium des États-Unis en 2006, vous êtes un fin connaisseur du Tigre, âgé de 44 ans. 

C’était à sa 38e présence professionnelle en tournoi majeur. Il en compte six autres à titre d’amateur. 

Mais cette fois de juin 2006 où l’Australien Geoff Ogilvy l’a remporté par un coup à Mamaroneck, Woods s’en souvient encore très bien. Pas qu’il avait affiché deux scores identiques de 76 pour une fiche cumulative de +12 avant de faire ses bagages. 

C’est qu’il participait à un premier grand championnat sans son père Earl qui avait rendu l’âme un mois plus tôt, le 3 mai. Évidemment, le double vainqueur des Internationaux des États-Unis à l’époque n’était pas dans son assiette. 

« Je n’avais pas gagné le Tournoi des Maîtres en avril. C’était le dernier tournoi où mon père m’avait regardé jouer. Il est mort peu de temps après », s’est remémoré Woods, en conférence de presse à Winged Foot, mardi.  

Manque de préparation

« Je ne m’étais pas vraiment préparé pour ce tournoi, a poursuivi celui qui se disait aussi évidemment affecté par le décès de son paternel. Je n’avais pas mis le temps nécessaire à l’entraînement et conséquemment, j’avais facilement raté le couperet. » 

En effet, le couperet était tombé à +9, l’un des plus hauts de l’histoire du championnat américain. 

Woods s’était ensuite ressaisi en remportant une victoire chargée d’émotions au Royal Liverpool. 

On se souvient de ces images fortes alors qu’il avait fondu en larmes dans les bras de son cadet Steve Williams après son dernier roulé. 

Il aurait souhaité que son père le voie soulever la Claret Jug avec cette performance inspirante. 

Le triple champion de l’Omnium américain est de retour à Mamaroneck, en banlieue de New York, 14 ans plus tard. Le parcours ouest de Winged Foot, une normale 70, a changé d’allure afin de s’adapter à la nouvelle réalité du golf. 

Sans surprise, il est plus long de 213 verges en comparaison à l’édition 2006 et atteint maintenant 7477 verges. La surface des verts est différente. 

Étroit et pénalisant au possible, Winged Foot représentera un test musclé pour ce 120e Omnium des États-Unis.

Parcours très difficile 

À vrai dire, Woods le classifie parmi les trois parcours les plus difficiles où il a joué dans sa carrière. Et il compte pas moins de 80 départs en championnat du Grand Chelem. 

« En termes de difficulté en ne modifiant rien au parcours, il est au sommet avec Oakmont et Carnoustie. On pourrait placer Winged Foot ou Oakmont en tête.  

« Les scores gagnants ici n’ont jamais été très bas, a-t-il ajouté. Je ne vois pas cette tendance changer. Ce parcours sera encore très difficile. Tout dépend des chances que les officiels veulent nous offrir dans les configurations. »

Lors des cinq présentations aux Internatioaux des États-Unis à Winged Foot, seul un golfeur a mis la patte sur le trophée en affichant un score cumulatif sous la normale. C’était Fuzzy Zoeller à -4.