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Un «papi braqueur» reste en taule

Il est trop dangereux

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À 69 ans, le cerveau d’une bande de « papis braqueurs » ayant commis des vols à main armée d’une valeur de 2 millions $ dans la région de Montréal, entre 2013 et 2015, est encore trop dangereux pour sortir de taule.

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Paul Thomas Bryntwick, un expert en braquages de banques et de fourgons blindés dont le nom était lié au fameux gang de l’Ouest, n’a pas convaincu la Commission des libérations conditionnelles du Canada (CLCC) qu’il en avait fini avec le crime.

« Vous exprimez le désir de mener une vie paisible en famille et de ne pas récidiver si vous êtes libéré. Toutefois, votre comportement durant votre longue carrière criminelle laisse présager le contraire », ont conclu les commissaires à son égard, lundi.

La CLCC a rappelé que le vétéran gangster, qui purge une peine de huit ans, a passé sa vie entière à « perfectionner ses habiletés spéciales » dans l’élaboration méticuleuse et l’exécution de larcins « très sophistiqués ».

Bryntwick fut éprouvé par le meurtre de sa mère et la mort de son père alors qu’il n’avait que 12 ans, avant d’aller vivre chez un « oncle criminalisé ».

En 1977, celui qui avait alors 26 ans est entré par effraction avec quatre complices dans une banque de Vancouver pour en ressortir avec plusieurs millions $ en argent, en or et en bijoux dont la majeure partie n’a jamais été retrouvée.

Il a cependant été arrêté pour écoper de la première des trois peines de pénitencier à son casier judiciaire. Mais Bryntwick a admis avoir réalisé plusieurs coups pour lesquels il ne s’est jamais fait prendre.

Il a joué un rôle de conseiller et de stratège pour la bande de « Old Timers » qui a dévalisé des agents de Garda à une demi-douzaine de reprises pendant 13 mois, avant leur arrestation en décembre 2015.

Pâte à modeler

Le gang maîtrisait l’art de désactiver les systèmes d’alarme des banques où ils s’introduisaient pour se cacher. Quand les agents venaient y livrer des liquidités, ils les attaquaient avec des armes de poing.

Pour entrer, les voleurs fabriquaient des doubles de clefs des succursales bancaires après avoir pris les empreintes des serrures dans lesquelles ils avaient inséré de la pâte à modeler.

La police a découvert que le cadet du groupe, David Stachula, 52 ans, s’était lancé dans de folles dépenses avec sa part du butin.

Les suspects ont ensuite été coincés par des filatures et de l’écoute électronique.


Les cinq lascars ont écopé de peines variant entre deux et 11 ans d’incarcération.