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Consommation: une saison record à venir pour les détaillants d’abris temporaires

Une scène d’hiver et de ses abris d'auto temporaires.
Stevens Leblanc Une scène d’hiver et de ses abris d'auto temporaires.

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Après la folie des articles de jardinage, des vélos, du matériel de plein air et de camping, c’est au tour des abris temporaires d’avoir la cote chez les consommateurs québécois. «Ça va être une saison record», croit le dirigeant d’Abris Tempo, Richard Boisclair.

Il n’est pas toujours facile de prévoir sur quoi les Québécois jetteront leur dévolu en matière d’achats depuis le début de la pandémie. Semblerait-il que les abris temporaires attirent l’intérêt des consommateurs puisqu’une entreprise comme Abris Tempo, à Laval, se spécialisant dans les abris résidentiels et commerciaux, se voit déjà surchargée, alors que la saison est à peine entamée.

«On connaît la plus grosse croissance qu’il n’y a jamais eu chez Tempo en 50 ans [...]. On reçoit au-dessus de 3000 appels par jour, parfois entre 3000 et 5000 appels, et au-dessus de 350 demandes par courriel par jour», indique en entretien téléphonique Richard Boisclair, le président et chef de la direction d’Abris Tempo.

M. Boisclair n’aurait jamais cru à cet engouement il y a quelques mois. L’homme d’affaires, qui a fait l’acquisition de l’entreprise en janvier 2020, a vu rouge quand la crise a frappé. «Je pensais que mon chien était mort et que j’allais tout perdre. Je ne voyais pas comment je pouvais m’en sortir», dit-il. 

Et pourtant, c’est tout le contraire.

Le dirigeant d’Abris Tempo, Richard Boisclair, s'attend à une année record en termes de ventes.
Courtoisie | Abris Tempo
Le dirigeant d’Abris Tempo, Richard Boisclair, s'attend à une année record en termes de ventes.

De nouvelles clientèles  

Avec l’aide de l’ancien propriétaire qui est resté dans l’équipe, M. Boisclair remarque un changement dans sa clientèle. «Il y a beaucoup de snowbirds qui ne descendent pas en Floride ou dans le Sud des États-Unis qui veulent faire couvrir le camper qu’ils utilisaient pour aller là-bas», constate-t-il.

D’autres vacanciers sans caravane, qui font une croix sur leur hiver au chaud, s’achètent pour la première fois un abri pour ne pas avoir à pelleter leur entrée ou à déneiger leur voiture. À cela s’ajoutent de nouveaux arrivants qui redoutent la tombée des premiers centimètres de neige, et «les Québécois pure laine et italiens de Saint-Léonard pour qui l’abri Tempo est une religion», précise le propriétaire. 

Un abri pour faire la file  

Les demandes d’abris proviennent également des écoles, des garderies, des CHSLD, des centres de dépistage extérieurs et des commerçants de partout au Québec. «Il y en a qui se sont pris d’avance comme Metro qui a été très proactif dans le processus, et il y en a d’autres qui se réveillent maintenant. Et il y en a qui vont se réveiller beaucoup trop tard, entrevoit-il. Les files d’attente, ça va devenir problématique.»

Une file d'attente devant la SAQ située aux shops Angus de Montréal, en mars dernier.
Joël Lemay / Agence QMI
Une file d'attente devant la SAQ située aux shops Angus de Montréal, en mars dernier.

Prêt pour la demande?  

S’il n’a pas peur d’être à court de stocks pour le moment, le propriétaire admet tout de même avoir des difficultés à combler ses besoins en main-d’œuvre. «C’est terrible comment la PCU nous rentre dedans», affirme celui qui doit passer par des agences de recrutement pour développer ses équipes de Laval, Saint-Jérôme, Brossard et Anjou.

Lui-même en apprentissage de son métier, M. Boisclair se réserve d’ailleurs une journée par semaine pour servir les clients et pallier le manque de main-d’œuvre du même coup. 

Et s’il découvre une clientèle plus hâtive, il est convaincu que cet achalandage ne diminuera pas de sitôt. «On s’attend à ce que ça fasse comme l’industrie du vélo, du bateau ou du camping.» 

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