/news/green
Navigation

Fin du déversement des eaux usées à Trois-Rivières

Fin du déversement des eaux usées à Trois-Rivières

Coup d'oeil sur cet article

La Ville de Trois-Rivières est finalement parvenue à mettre fin, mercredi, au déversement de quelque 70 millions de litres d'eaux usées par jour dans la rivière Saint-Maurice et le fleuve Saint-Laurent.

La remise en service de la station de pompage s'est amorcée progressivement, mardi, après la réparation de deux bris survenus coup sur coup dans la principale conduite d'égout de la ville, forçant la réalisation de travaux d'urgence depuis le début septembre.

Au total, plus de 1,1 milliard de litres d'eaux usées se sont retrouvés dans l'environnement au cours des 16 derniers jours. En comparaison, environ 5 milliards de litres d'eaux usées avaient été rejetés dans le fleuve lors du célèbre «flushgate» à Montréal, en 2015.

«Pas une poubelle!»

La gestion de cette «crise des égouts» a suscité beaucoup de mécontentement dans la région. Entre autres, la Fondation rivière avait mis en demeure, lundi, le ministère de l'Environnement pour qu'il force la Ville à installer des barrières pour retenir les débris flottants dans la rivière Saint-Maurice et le fleuve Saint-Laurent.

«Les petits citoyens qui jettent de quoi à la rivière, c'est des criminels, puis une grosse ville de même n'a rien comme procédure», s'est indigné mercredi le maire de Maskinongé, Roger Michaud, au micro de TVA Nouvelles.

M. Michaud, qui tire également son gagne-pain du Saint-Laurent à titre de pêcheur, était révolté par la gestion de la crise.

Le représentant des pourvoyeurs de la rivière Sainte-Anne, Steve Massicote, était tout aussi indigné par ce déversement. Celui qui parle au nom de tous ceux qui convient chaque année les Québécois à la pêche aux petits poissons des chenaux s'était insurgé contre le fait que des mesures aussi simples que l'installation de barrières flottantes pour récolter les débris flottants n'aient pas été prises.

«Le Saint-Laurent, c'est pas une poubelle», a-t-il laissé tomber.

Bien des questions devront éventuellement être examinées par la Ville de Trois-Rivières. Par exemple, qu'est-ce qui a pu faire qu'une conduite installée dans les années 90 a pu se rompre à répétition? Et surtout, est-ce que l'administration municipale et le ministère de l'Environnement en ont fait assez pour minimiser les impacts du déversement sur l'environnement?

– Avec la collaboration de Sébastien Houle