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Isolement: 12% des Canadiens sont sortis de chez eux quand même

Isolement: 12% des Canadiens sont sortis de chez eux quand même
CAPTURE D'ÉCRAN / TVA NOUVELLES / AGENCE QMI

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Plus de 10% des Canadiens qui ont attrapé la COVID-19, ou qui pensent l’avoir contractée, avouent ne pas s’être placés en isolement, même si les consignes de la Santé publique ne peuvent être plus claires. 

C’est ce que révèle une étude interdisciplinaire de l’Université Concordia et de l’UQAM menée depuis mars pour évaluer les changements de comportement liés à la pandémie.

«Il s’agit plus souvent d’hommes que de femmes, généralement dans la vingtaine et au début de la trentaine, explique le chercheur. Il s’agit d’un groupe de personnes clés que nous devons sensibiliser», a réagi par communiqué Simon Bacon, professeur en santé, kinésiologie et physiologie appliquée à Concordia.

Si ces données ont quelque chose de décourageant, l’équipe du professeur Bacon, qui a collaboré avec des chercheurs de plus de 40 pays différents, tend au moins à donner raison au vieil adage «lorsqu’on se compare, on se console».

Alors que 12% des Canadiens qui ont probablement été infectés par le coronavirus reconnaissent ne pas s’être isolés, ce chiffre atteint 25% en Australie.

Discours efficace

La manière dont le gouvernement articule son discours de prévention y est pour beaucoup dans le respect ou non des consignes sanitaires. Selon Kim Lavoie, qui a codirigé cette étude, un message uniformisé n’arrive pas à toucher l’ensemble de la société.

«Certains sont motivés par des préoccupations de santé, d’autres par des préoccupations économiques et sociales. L’idée est de déterminer quel message trouve un écho auprès de quel groupe de personnes, et de l’adapter en conséquence», a noté la professeure de psychologie de l’UQAM.

Les chercheurs montréalais ont tout de même observé qu’une communication positive a tendance à être plus efficace qu’une rhétorique axée sur la peur, du genre «une personne âgée de votre entourage tombera malade et mourra [si vous ne respectez pas les consignes]».

«Les gens veulent savoir que nous travaillons fort et que tous les sacrifices ne sont pas vains», a souligné le professeur Bacon.

Legault: influenceur

Chose certaine, les comportements qu’adoptent nos dirigeants ont un impact direct sur nos habitudes durant cette crise.

Quand François Legault est arrivé masqué à son point de presse du 12 mai, les chercheurs montréalais ont vu un effet direct au sein de leur panel, même si à l’époque le couvre-visage n’était pas encore obligatoire.

En voyant leur premier ministre le porter, plus de Québécois l’ont adopté, surtout des francophones d’un certain âge, est-il évoqué dans l’étude.

Un résumé pertinent de la journée,
chaque soir, grâce aux diverses
sources du Groupe Québecor Média.