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Le Bloc Alberta

Le Bloc Alberta
Capture d’écran de la CPAC En décembre 2018, j’offrais à tous les partis de s’unir dans le respect de nos promesses de réduction de GES.

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La loi électorale albertaine a longtemps fermé les yeux sur cette permission accordée aux entreprises de contribuer aux caisses électorales et l’industrie pétrolière a longtemps eu le bras long en politique dans cette province. Est-ce ce qui motive l’acharnement du premier ministre Jason Kenney à défendre l’exploitation des sables bitumineux ? Défend-il les Albertains ? Ou les pétrolières prêtes à se sauver sans décontaminer ?

L’amiante des Albertains ?

Dans les années 70, le PM Albertain Peter Lougheed travaillait à augmenter les redevances versées par les pétrolières chez lui. Il obtint que plus de 40 % des revenus de l’exploitation retournent à sa province. Aujourd’hui, les rongeurs du lobby pétrolier ont réussi à ramener les redevances aux Albertains à... 4 % !

Pendant ce temps, au Québec, messieurs Lévesque et Parizeau cherchaient à nationaliser l’industrie de l’amiante ! La toxicité du produit aura eu raison de ce projet. Aujourd’hui, la ville d’Asbestos change de nom et toute la région a dû diversifier son économie.

Toute proportion gardée, le Québec aura donc vécu une situation similaire qui rappelle la triste réalité de l’Alberta. La planète exige qu’on réduise nos GES, la crise climatique mondiale impose de stopper l’exploitation des sables bitumineux telle qu’on la connaît.

Pour ou contre ? Pas si simple !

Dans le contexte actuel, l’enjeu se décline tant au provincial qu’au fédéral dans une opposition bébête : pour ou contre. En défendant aveuglément l’industrie des sables bitumineux, les conservateurs ont renforcé l’entêtement politique albertain pour gagner la totalité des sièges en Alberta, constituant un bloc au sein du parti.

Erin O’Toole fait son jogging avec un t-shirt « I Love Cdn Oil & Gas » ! On peut aimer son carburant, mais assurément pas son moyen d’extraction : les sables bitumineux dégagent autant de GES que le Québec en entier ! 

Un référendum sur le climat

Décembre 2018. Après tant de manifestations, je rêve d’une dépolitisation de l’enjeu de la crise climatique. J’offre alors aux cinq chefs de partis fédéraux de s’unir pour un sommet engageant tous les partis à un respect de nos promesses de réduction de GES. Cette alliance ne trouvera preneur que chez les Verts, le Bloc et le NPD, les libéraux préférant blâmer les conservateurs qui, eux, marquaient des points dans l’Ouest en diabolisant la taxe carbone. Échec cuisant ! Et l’idée d’un cabinet non partisan sur la crise climatique lors de mon passage aux Verts ? Next ?

Les petits intérêts partisans ont gagné sur celui de la planète. Est-ce qu’à l’instar de la défense de la nation québécoise la lutte aux changements climatiques sera toujours instrumentalisée à des fins électoralistes de courte vue ? Est-ce que les partis ne cherchant qu’à tirer de chaque enjeu leur meilleure épingle feront piétiner, voire reculer la défense de la planète comme la défense du Québec ?

À moins que les libéraux osent doubler la prochaine élection d’un référendum sur la taxe carbone, ce qui pourrait clairement exprimer la volonté de tous les Canadiens de faire ce nouvel effort de guerre...