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Les enfants ne meurent pas

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Les enfants vulnérables laissés en plan dans nos écoles ne meurent pas. On les condamne cependant à une vie misérable !

La décision administrative du Centre de services scolaire de Montréal (CSSDM) d’affecter les orthopédagogues dans les classes ordinaires pour pallier la pénurie d’enseignants augmentera irrémédiablement la vulnérabilité de plusieurs élèves et entraînera une plus grande croissance des inégalités.

Malheureusement, ce n’est pas la campagne publicitaire rose bonbon du gouvernement pour attirer du personnel dans le monde de l’éducation qui permettra de redresser la situation, tant à court qu’à moyen terme.

Ligue nationale d’improvisation

L’improvisation du ministre de l’Éducation et de ses collaborateurs pour faire face à la pandémie a pris l’air de plans foireux depuis le printemps et la présente rentrée scolaire ne semble pas vouloir y échapper.

Le ministre s’est réveillé à une semaine du retour du personnel dans les écoles pour essaimer quelques millions qui devaient contribuer au rattrapage scolaire sans même qu’il énonce quelques priorités.

Des millions pour des ressources supplémentaires, alors que les ressources essentielles ne sont pas au rendez-vous.

La décision du CSSDM révèle l’échec de ses stratégies d’attraction et de maintien du personnel dans ses écoles. Pire, elle illustre la démission d’une administration dans le sauvetage des enfants les plus à risque !

Malheureusement, il y a fort à parier que c’est le cas dans plusieurs régions du Québec.

La vie idyllique

Dans l’urgence, on prend tout ce qui nous tombe sous la main pour éteindre le feu ; il ne faudrait toutefois pas croire que tout ce qu’on ramasse est adéquat.

La campagne publicitaire gouvernementale pour recruter du personnel en éducation créera probablement les mêmes déceptions que celles entendues ces jours-ci au regard de préposés aux bénéficiaires.

L’enseignement s’avère une profession complexe qui n’est pas à la portée de tous. Il faut arrêter de faire rêver et le dire !