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Offre de Rogers et Altice: «tactiques de mauvaise foi», déplore Cogeco

Offre de Rogers et Altice: «tactiques de mauvaise foi», déplore Cogeco
COURTOISIE/COGECO

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Réitérant une nouvelle fois son refus à l’offre d'achat non sollicitée, la direction de Cogeco a tiré à boulets rouges mercredi sur les manœuvres utilisées par Rogers Communications et le géant Altice n’hésitant pas à qualifier ces tactiques de «mauvaise foi». 

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«Nous ne pouvons que présumer que vous avez agi ainsi dans la perspective de tromper les investisseurs et d'augmenter le prix des actions afin de tenter de faire pression sur la famille pour qu'elle vende», a écrit dans une lettre adressée à Rogers et Altice James C. Cherry, administrateur principal des conseils d'administration de Cogeco et de Cogeco Communications.

La missive est une réponse à une autre reçue mardi par l’entreprise québécoise. Dans cette lettre, M. Cherry déplore de «fausses déclarations et des allégations non fondées».

Dans leur lettre, Rogers et Altice reprochent aux deux conseils d'administration de ne pas avoir respecté leurs obligations en repoussant si rapidement l'offre et réclament une rencontre avec l’administrateur principal.

James C. Cherry a répondu que le processus de Cogeco et de Cogeco Communications a «été adéquat».

Il reproche aux deux entreprises d’avoir usé dès le départ de «tactiques de mauvaise foi, dont certaines ont créé de la confusion sur le marché».

Il rappelle que la famille Audet a refusé dès le 1er septembre la proposition non sollicitée et non contraignante de Rogers Communications et d'Altice USA. N’empêche, l’offre évaluée à 10,3 milliards $ était rendue publique le lendemain. Elle a toutefois été très vite rejetée.

«Comme vous l'avez tous les deux reconnu à plusieurs occasions depuis le dépôt de votre proposition non sollicitée [...], l'appui de la famille Audet est nécessaire pour conclure une transaction, a-t-il fait savoir. Nous supposons que vous êtes au courant de ceci puisque vous dirigez tous les deux une entreprise sous contrôle familial.»