/news/coronavirus
Navigation

Dernière mise à jour :

Suivez les derniers développements
Voir les derniers chiffres >

Québec

Nombre de cas

Canada

Nombre de cas

Monde

Nombre de cas

Décès

Reprendre des chirurgies reportées, c’est «mission impossible»

Coup d'oeil sur cet article

La reprise des 92 000 chirurgies reportées en raison de la première vague de COVID-19 est une « mission impossible », selon les médecins spécialistes.

• À lire aussi - COVID-19: retard accumulé au CHU de Québec

En raison de la pénurie de personnel soignant et de la hausse de personnes infectées par le coronavirus, la liste des opérations retardées continuera de s’allonger.

Les pourparlers entre le gouvernement Legault et la Fédération des médecins spécialistes du Québec (FMSQ) n’augurent rien de bon pour les Québécois qui s’inquiètent de voir leur intervention chirurgicale repoussée à nouveau.

« Nous sommes effectivement en discussion avec le ministère de la Santé afin de développer des solutions pour rattraper les chirurgies en attente. Mais avec les infirmières qui quittent le réseau en grand nombre et le virus qui est là, la reprise des activités chirurgicales sera une mission impossible », a fait valoir la présidente de la FMSQ, Diane Francoeur, dans une déclaration transmise à notre Bureau parlementaire. Cette dernière n’était pas disponible pour une entrevue.

La liste d’attente augmente

Malgré une accalmie de l’épidémie durant l’été, la liste d’attente pour les chirurgies a continué d’enfler.

Et la deuxième vague d’infections à la COVID-19 risque de forcer les hôpitaux à procéder de nouveau à l’annulation d’opérations. 

Dans la Capitale-Nationale, où le virus circule abondamment, les hôpitaux s’y préparent. « Si la situation l’exige, un délestage ciblé [en chirurgie] pourrait être effectué », précise le porte-parole du CHU de Québec-Université Laval Bryan Gélinas. 

La pénurie de main-d’œuvre dans le réseau de la santé n’arrange pas les choses. Radio-Canada a révélé qu’au moins 1700 infirmières ont quitté leur emploi entre la mi-mars et le mois d’août.

« Mission possible », selon Dubé

Le ministre de la Santé n’est pas de l’avis des médecins spécialistes. « Je tiens à rassurer les Québécois : c’est une mission possible », a répliqué Christian Dubé, dans une déclaration.

Il assure que son gouvernement travaille à rattraper le retard accumulé et a autorisé des ententes avec des cliniques spécialisées pour y arriver.

Un résumé pertinent de la journée,
chaque soir, grâce aux diverses
sources du Groupe Québecor Média.