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COVID-19: un remède qui réduirait les risques d’hospitalisation

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Des scientifiques se sont montrés très encouragés à la suite de la publication, mercredi, des premiers résultats d’un médicament qui réduirait de 72% les risques d’hospitalisation des patients nouvellement atteints de la COVID-19.

Le groupe pharmaceutique Eli Lilly a mis à l’essai son médicament expérimental, le LY-CoV555, un anticorps monoclonal neutralisant, sur 452 personnes infectées par la COVID-19.

De ce nombre, 150 ont reçu un placebo, un traitement ne contenant aucune substance active. Les autres ont été séparés en trois groupes qui ont reçu respectivement 700 mg, 2800 mg ou 7000 mg du LY-CoV555.

L’entreprise affirme que seulement 5 des 302 personnes qui ont été traitées avec le médicament ont dû être hospitalisées, soit 1,7%.

Ce chiffre est significativement inférieur aux 6% d’hospitalisations dans le groupe du placebo, soit 9 personnes sur 150. Ces résultats préliminaires montrent donc que le médicament a diminué de 72% les risques d’hospitalisation.

Conditions

Les patients retenus pour l’étude présentaient des symptômes légers ou modérés de la COVID-19 et avaient reçu un test positif au maximum trois jours avant le début du traitement.

L’étude précise que la plupart des patients hospitalisés faisaient partie des groupes à risque en raison de leur âge ou de leur surpoids. Aucun des participants n’est décédé ni n’a eu recours à la ventilation mécanique. Aucun effet secondaire grave du médicament n’a non plus été signalé.

Le but premier de l’étude était de calculer la baisse de la charge virale au 11e jour du traitement. La clairance virale (le moment où le virus est éliminé dans le sang) de la majorité des participants des quatre groupes était pratiquement complète au jour 11. Ceux qui ont reçu le médicament ont cependant montré une amélioration précoce de la clairance, dès le troisième jour.

«Ces résultats renforcent notre conviction que les anticorps neutralisants peuvent aider à lutter contre la COVID-19», a déclaré le Dr Daniel Skovronsky, scientifique en chef d’Eli Lilly.

Réactions

«Je trouve les résultats assez encourageants [...] Tant de choses dépendent de cette classe de médicaments pour la prévention et le traitement précoce», a précisé au magazine Science le cardiologue Eric Topol, qui dirige le Scripps Research Translational Institute.

Le Dr Myron Cohen, directeur de l’Institut de la santé mondiale et des maladies infectieuses de l’Université North Carolina, a déclaré au New York Times être impressionné. Il parle de résultats «vraiment convaincants» et de «l’ouverture d'une porte» en raison de l’utilisation d’un anticorps neutralisant.

Le Dr Rajesh T. Gandhi, spécialiste des maladies infectieuses au Massachusetts General Hospital, a pour sa part indiqué au New York Times apprécier qu'Eli Lilly se soit penché sur des personnes légèrement à modérément malades. «C’est là que se trouvent plus de 80% des patients», a-t-il dit.

L’entreprise doit cependant publier ses résultats détaillés, qui n’ont pas encore été soumis à la communauté scientifique.

L’essai clinique se poursuit. Un autre médicament, le LY-CoV016, qui agit différemment, sera associé aux expérimentations avec le LY-CoV555.

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