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«Des mesures exceptionnelles pour une situation exceptionnelle», pour Jean-François Roberge

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Si le gouvernement a reculé une première fois en acceptant que le sport scolaire puisse reprendre le 14 septembre au lieu du 1er octobre, le ministre de l’Éducation, Jean-François Roberge, n’entend pas faire marche arrière cette fois-ci.

Une directive du ministère de l’Éducation publiée vendredi dernier stipule que le sport interscolaire sera en arrêt dès qu’un cas positif sera découvert dans une école pour une période de dix à 14 jours. Cette directive aura pour conséquence de réduire pratiquement à néant les chances de tenir une saison régulière.

«Tout le monde au Québec comprend que nous ne sommes pas dans une situation normale et qu’on doive appliquer des mesures exceptionnelles pour une situation exceptionnelle, a répondu le ministre Roberge à une question du Journal, jeudi, à l’occasion d’un point de presse annonçant la construction de deux écoles sur le site de l’ancien zoo de Québec. Dans les milieux scolaires, on doit tout faire pour protéger la santé et la sécurité des élèves et du personnel.»

«Parce qu’il y a une hausse constante, le réflexe de précaution doit prévaloir, de poursuivre M. Roberge. Si le sport interscolaire doit arrêter pendant dix à 14 jours, il pourra être remplacé par des pratiques ou des parties à l’intérieur de l’école, tout en respectant le principe de la bulle-classe.»

La même chose se produira si une région bascule en zone orange. Les écoles se retrouveront dans le même scénario qu’à la rentrée scolaire. «Lors de la rentrée, 50% des centres de service pouvaient offrir une programmation sportive et culturelle régulière ou modérée en respectant la classe stable. Un code orange et un cas positif signifieront qu’il y n'aura aucun mélange entre les classes. On ne souhaite pas arriver à un code orange.»

Si le sport interscolaire doit cesser ses activités dans l’éventualité d’un cas positif dans l’école, le sport associatif n’est pas touché par cette mesure. Les mêmes élèves privés de leur sport à l’école pourront en découdre dans le réseau civil.

Est-ce que la santé des jeunes du sport associatif est moins importante? a-t-on demandé. «C’est votre affirmation», a répliqué le ministre avant que son attaché de presse ne passe à la prochaine question d’un collègue.

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Aucune solution à l’horizon

En contact régulier avec le cabinet de la ministre déléguée à l’Éducation Isabelle Charest, le président et directeur général du Réseau du sport étudiant du Québec (RSEQ), Gustave Roël, n’est guère optimiste d’un allègement des contraintes. «Je ne vois pas de solution se pointer, a-t-il mentionné. L’insatisfaction monte parmi les directions d’école qui déplorent l’incohérence. Les écoles assurent la sécurité des élèves par le biais des bulles de 8h à 16h, mais c’est le party après 16h. Le lendemain, les écoles doivent gérer les cas COVID-19 qui viennent de l’extérieur. Le docteur Arruda ne pouvait pas être plus clair, aujourd’hui, lors de son point de presse en disant que le virus ne provenait pas des écoles. Je ne comprends pas pourquoi ils n’interviennent pas pour la sécurité dans le sport associatif.»

«Ils gèrent ça comme si c’était deux personnes, mais c’est le même jeune qui va à l’école et qui joue dans le sport associatif, de poursuivre Roël. Si c’est trop dangereux de jouer au football en raison d’un cas positif à l’école, de grâce, le même jeune ne devrait pas pouvoir jouer au soccer, le soir, où la notion de bulle n’existe plus avec des jeunes d’un peu partout.»