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Le dernier droit... pas facile!

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Photo d’archives Les Blue Jays misent sur l’excellent Bo Bichette dans le dernier droit de la saison.

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Un calendrier écourté à 60 matchs... Un calendrier qui comportait 10 matchs contre les Yankees dans les 20 derniers jours de la campagne... Des blessures à Bo Bichette, Teoscar Hernandez, Ken Giles et Rowdy Tellez...

Quel casse-tête pour le gérant Charlie Montoyo, qui en est seulement à sa deuxième saison dans ce rôle !

Tout semblait baigner dans l’huile. Les Jays avaient arraché deux matchs aux Yankees à Buffalo et s’étaient même approchés à 3 1⁄2 parties du premier rang et des Rays de Tampa Bay.

Mais voici que les Mets sont venus jouer les trouble-fêtes en infligeant une raclée de 18-1 aux Jays pendant que les Yankees balayaient un programme double contre les Orioles.

C’est alors que la situation s’est corsée. Heureusement, ils s’étaient repris le lendemain.

À compter de demain (jeudi), les Jays auront encore cinq matchs à disputer aux Yankees, quatre aux Phillies et trois aux Orioles.

Ce qui ne devrait pas nuire aux Jays, c’est qu’ils disputeront leurs sept derniers matchs de la saison au Sahlen Field de Buffalo, où ils sont nettement plus à l’aise.

Aussi, ils auront besoin de Bo Bichette et Ken Giles en pleine forme dans ce dernier droit pour ne pas se faire coiffer au fil d’arrivée.

La décision d’utiliser Giles d’abord en huitième manche est sage, car avant de fouler le monticule le 11 septembre, il avait été inactif depuis le 26 juillet. Quelques sorties, sans avoir la pression de sauvegarder un match, devraient lui être bénéfiques.

Par contre, les Jays auront besoin d’un coup de pouce de Jonathan Villar, comme il l’a fait samedi avec deux coups sûrs et deux buts volés, lui qui n’avait rien fait qui vaille depuis son acquisition.

Ils auront aussi besoin d’un coup de main d’auxiliaires comme Joe Panik, Jonathan Davis et Derek Fisher.

Et finalement, il leur faut absolument éviter de commettre des bévues sur les jeux de routine ou encore lorsqu’ils sont sur les sentiers comme ce fut trop souvent le cas au cours du dernier mois.

Montréal, tremplin vers la célébrité

Personne ne peut le nier : Montréal a joué un grand rôle dans l’émancipation des minorités dans le baseball majeur.

Qu’il suffise de mentionner que Jackie Robinson et Roberto Clemente ont tous deux évolué avec les Royaux de Montréal, de la ligue Internationale, avant de connaître des carrières exceptionnelles dans les majeures.

Jackie en 1946 et Roberto en 1955.

Est-il besoin de souligner que Robinson a brisé la barrière de la couleur tandis que Clemente, originaire de Porto-Rico, a été celui qui a vraiment ouvert la voie aux joueurs latins ?

On n’a jamais fait état des injures et menaces dont Clemente a été l’objet au cours de sa carrière avec les Pirates, comme ce fut le cas de Robinson avec les Dodgers. Si Jackie en parlait plus ouvertement, je n’ai jamais entendu Clemente en parler ou encore en discuter avec des gens des médias.

Si Robinson n’a jamais oublié Montréal, il en est de même pour Clemente.

En 1969, à ma première saison comme chroniqueur de baseball à La Presse, je me suis retrouvé au Forbes Field de Pittsburgh et à la suite d’un match au cours duquel Clemente avait été tenu en échec, je me suis présenté dans le vestiaire des Pirates.

Roberto était dans le vestiaire du soigneur et les médias n’y avaient pas accès. J’ai demandé au gérant si Clemente pouvait accepter que je l’interviewe alors qu’il était dans le bain-tourbillon.

Et il avait accepté... parce que j’étais de Montréal !

Tous les autres journalistes m’avaient suivi, mais j’ai été le seul auquel Clemente a répondu à mes questions. Et le lendemain, avant le match, j’ai eu une entrevue exclusive avec le célèbre numéro 21 des Pirates !

Bonne retraite Ron !

Une autre icône de la radio tire sa révérence. Après 33 ans au micro de CJMS, CKAC et 98,5 FM, le coloré Ron Fournier a décidé de prendre sa retraite. Les auditeurs vont s’ennuyer de ce personnage unique en son genre.

Ron et moi partageons deux passions : le sport en général et la pêche.

Je te souhaite une retraite remplie de santé, de voyages et de belles prises, Ron, et au plaisir de te croiser sur les bords d’un lac !

Jenkins et les circuits

Ferguson Jenkins a été le premier joueur né au Canada à faire son entrée à Cooperstown et Larry Walker, seulement le deuxième. Jenkins, originaire de Chatham en Ontario, a bouclé sa carrière dans les majeures avec un dossier de 284 gains et 226 revers en 19 saisons dans les uniformes des Cubs, des Rangers, des Phillies et des Red Sox, ce qui lui a valu d’être élu au Temple de la Renommée, en 1991. L’excellent artilleur droitier revendique tout de même d’être le seul à avoir été victime de 200 circuits dans les deux ligues majeures, soit 273 dans la Nationale et 211 dans l’Américaine, pour un grand total de 484 !

Varitek, un habitué des séries

Jason Varitek a passé les 15 ans de sa carrière avec les Red Sox de Boston. L’ancien receveur a un parcours assez unique. Il est le seul à avoir participé à la série mondiale des Petites Ligues (1984), celle des collèges (1984) et celle du baseball majeur (2004, 2007), tout en ayant aussi participé au match des Étoiles des majeures (2005, 2008) aux Jeux olympiques (1992) et à la Classique mondiale (2006). De plus, Varitek a la distinction d’avoir été le receveur lors de quatre matchs sans point ni coup sûr, soit ceux de Hideo Nomo (4 avril 2001), de Derek Lowe (27 avril 2002), de Clay Buchholz (1er septembre 2007) et de Jon Lester (19 mai 2008).

Clemente, un match à oublier

L’ancien joueur étoile des Pirates de Pittsburgh Roberto Clemente a disputé plusieurs matchs mémorables au cours de sa carrière. Mais s’il en est un qu’il aurait bien voulu oublier, c’est sûrement le match des étoiles de 1967, alors que Clemente, qui était le joueur le plus utile de la Ligue nationale, avait été retiré quatre fois sur trois prises ! Il avait été victime des lancers de Dean Chance, Gary Peters, Al Downing et Catfish Hunter lors de la classique de mi-saison de 1967. Par contre, Clemente est le seul voltigeur de la LN qui ait dominé sa ligue lors de cinq saisons au chapitre des assistances, soit en 1958, 1960, 1961, 1966 et 1967. Clemente et Willie Mays sont les seuls à revendiquer 12 Gants Dorés.

Phil Niekro comme le bon vin

On dit souvent que le bon vin s’améliore en vieillissant... On pourrait sûrement en dire autant du lanceur Phil Niekro qui était âgé de 25 ans lorsqu’il a fait ses débuts dans le baseball majeur, en 1964. Le vétéran spécialiste de la balle papillon a terminé sa brillante carrière avec 318 victoires, pourtant il n’en comptait que 54 avant de célébrer son 31e anniversaire de naissance. Niekro a passé 24 saisons dans les majeures avec les Braves (21), les Indians (2), les Yankees (2) et les Blue Jays (1) et il a été élu au Temple de la Renommée en 1997.