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Surdoses chez les jeunes: la solution, c’est l’éducation, dit Lionel Carmant

Le ministre délégué à la Santé, Lionel Carmant
Photo d'archives, Simon Clark Le ministre délégué à la Santé, Lionel Carmant

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Confronté à deux surdoses de jeunes dues à une drogue illégale semblable à de petits bonbons, le ministre délégué à la Santé, Lionel Carmant, insiste: la solution passe par l’éducation.

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En entrevue avec l’Agence QMI jeudi, le député de Taillon a rejeté les accusations de l’opposition qui lui reproche d’avoir poussé des jeunes vers le marché noir en haussant l’âge légal pour acheter du cannabis à 21 ans.

«Je refuse cette association, a-t-il déclaré d'entrée de jeu. On voit que la SQDC [Société québécoise du cannabis] continue de gruger dans le marché illégal, on est rendu à 30% et la raison pour laquelle on avait augmenté l’âge, c’était pour retarder l’initiation et retarder les complications en santé mentale.»

Le ministre indique que, de 2018 à 2019, on note une diminution de 11% des hospitalisations en lien avec des problèmes de santé mentale et de comportement liés à la consommation du cannabis.

«On ne peut pas dire qu’il n’y a pas de lien là-dedans et comme on recule l’âge de l’initiation, on diminue le nombre de jeunes qui vont utiliser comme passerelle vers des drogues plus importantes, comme on voit ici», a-t-il expliqué en pointant les ravages du PEZ.

Cette drogue aux effets méconnus, qui circule sous l’apparence d’un petit bonbon populaire, aurait fait au moins deux jeunes victimes de surdose dans la région métropolitaine depuis le début du mois, a révélé Le Journal de Montréal jeudi.

Lionel Carmant estime que l’investissement de 7,5 M$ du gouvernement pour assurer la présence d’un intervenant en dépendance dans chaque école secondaire de la province 18 heures par semaine, dès cet automne, permettra de prévenir de tels enjeux.

«Les jeunes ne savent pas ce qu’ils consomment, a-t-il expliqué. Les jeunes ne savent pas l’impact des drogues sur leur corps et sur leur santé mentale. Donc, dans chaque école, on va mettre des intervenants en dépendance qui vont les éduquer, qui vont repérer ceux qui en consomment, puis qui vont faire de la prévention aussi auprès de nos jeunes. Nous, c’est cette piste de solution qu’on a décidé de prendre.»

En matinée, le porte-parole du Parti québécois en matière de Santé, Joël Arseneau, avait toutefois dit voir un «rapport direct» entre l'interdiction d’accès imposée aux jeunes entre 18 et 21 ans à la SQDC et les cas de surdoses survenus dans les derniers jours.

«Le gouvernement doit agir. Il doit se préoccuper de ce qui se passe, mener des campagnes de sensibilisation et puis, peut-être, réévaluer les choix qu'il a faits», a-t-il déclaré.

La co-porte-parole de Québec solidaire, Manon Massé, a fait un lien avec la situation sanitaire actuelle: «Dans un contexte de pandémie, ce que ça fait, c'est que les drogues ont plus de misère à rentrer, ça fait qu'il y a plus de "scrap", puis on "scrape" notre monde avec ça».

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