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Choix aisé pour Edmundson

Avec le CH, il pourrait former le deuxième duo de défenseurs avec Jeff Petry

Hurricanes c. Canadiens
Photo d'archives, Martin Chevalier Dans un match contre le CH en février dernier, Joel Edmundson avait donné du fil à retordre à Charles Hudon.

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Joel Edmundson avait plusieurs raisons de signer son nom au bas d’un contrat avec le Canadien. Oui, il y avait les 14 millions pour quatre ans, mais il n’y avait pas simplement l’aspect monétaire. 

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Âgé de 27 ans, Edmundson s’attendait à vivre le marché des joueurs autonomes pour la première fois de sa carrière. Mais Marc Bergevin et le CH l’ont fait dévier de son plan initial en obtenant ses droits des Hurricanes de la Caroline contre un simple choix de 5e tour au repêchage de 2020. 

Cette petite transaction a pesé lourd dans la balance. 

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« Après la transaction, je savais que le Canadien était très intéressé, a raconté Edmundson de son domicile à Kelowna, en Colombie-Britannique. Je voulais me joindre à une équipe qui me voulait. C’était le cas avec le Canadien. »

L’année 2020 s’annonce également étrange pour le marché des joueurs autonomes, qui s’ouvrira le 9 octobre à la place de la date habituelle du 1er juillet. 

Avec la pandémie de la COVID-19 et un plafond stable à 81,5 millions, les propriétaires réfléchiront plus longtemps avant de se lancer dans une course folle pour attirer les meilleurs joueurs. Techniquement, il faut toujours se garder une réserve, il y aura moins de millions sur la table pour les joueurs. 

« J’ai pensé à cette réalité, a admis le défenseur gaucher de 6 pi 4 po et 215 lb. Mais une fois que j’ai appris la transaction, j’ai eu comme objectif de m’entendre avec Montréal. Je n’avais pas besoin de tester le marché, j’avais juste à trouver une entente avec le Canadien. Heureusement, nous y sommes arrivés en quelques jours seulement. »

Hurricanes c. Canadiens
Photo AFP

Un hasard ?

Edmundson gagnera un salaire moyen de 3,5 millions pour les quatre prochaines années. Il s’agira d’une légère augmentation comparativement aux 3,1 millions qu’il touchait l’an dernier en Caroline et à son salaire de 3 millions lors de sa dernière saison à St. Louis en 2018-2019, campagne où il a remporté la coupe Stanley.

À Montréal, il aura donc le même salaire que Ben Chiarot, qui a paraphé une entente de trois ans et 10,5 millions (3,5 millions par année) au mois de juillet 2019. 

Bergevin s’est ainsi assuré de ne pas déstabiliser son équilibre salarial à la ligne bleue en le gardant au même niveau que l’ancien des Jets de Winnipeg. 

« C’est probablement plus un coup de chance, si nous gagnons le même salaire, a répliqué Edmundson. Chiarot et moi sommes des défenseurs similaires. Avec la COVID-19, c’était difficile de prédire un montant. C’est un chiffre qui faisait le bonheur des deux clans. »

Pour ses débuts avec le CH, Edmundson s’attend à jouer à la gauche de Jeff Petry au sein du deuxième duo. Il a aussi précisé qu’il a de l’expérience sur le flanc droit même s’il a une préférence pour son côté naturel. 

Hurricanes c. Canadiens
Photo AFP

Deux visions

Selon les statistiques traditionnelles, Edmundson a connu une bonne saison l’an dernier avec les Hurricanes. Il a atteint un sommet personnel avec 20 points (7 buts, 13 passes) en 68 matchs et il a maintenu un différentiel de +7. 

Il a aussi terminé au deuxième rang de son équipe pour les mises en échec (118), au troisième rang pour les tirs bloqués (91) et il était le troisième défenseur le plus utilisé en désavantage numérique avec un temps de jeu moyen de 2 min 48 s. 

Dans les statistiques avancées, on obtient toutefois un autre son de cloche. Il se retrouvait au dernier rang chez les défenseurs des « Canes » à 50,74 % pour l’indice Corsi (tentatives de tir) et à l’avant-dernier rang parmi les arrières pour les chances de marquer à 48,32 %. 

« Je ne regarde pas ça, les statistiques avancées, a-t-il répliqué. J’ai obtenu 20 points. Oui, je jouais pour une équipe rapide en Caroline. Mais le Canadien a aussi une équipe rapide. Je ne suis pas un gars analytique. Je cherche à être un défenseur physique. Il y a des aspects avec le jeu robuste qui ne se traduisent pas avec les stats avancées. » 

Grand-maman Chartier

S’il passe maintenant ses étés à Kelowna, en Colombie-Britannique, tout comme Shea Weber et Carey Price, Edmundson a ses racines au Manitoba. La famille de son père est d’ailleurs francophone. Sa grand-mère paternelle est une Chartier. 

« Mon père est un partisan du CH depuis toujours, tout comme sa famille, a-t-il précisé. Je me souviens que j’entendais souvent ma grand-mère parler au téléphone en français. J’ai fréquenté une école d’immersion française à l’école pour neuf ans. Je n’ai pas parlé en français depuis longtemps, je suis rouillé, mais j’imagine que ça reviendra. Je téléphonerai à ma grand-mère. La famille de mon père vient de Saint-Lazare au Manitoba. »