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Cinq contrats qui ont bien servi le CH

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Le directeur général du Canadien, Marc Bergevin, a certainement ses détracteurs et plusieurs d’entre eux ont de bonnes raisons de l’être, mais l’homme de hockey a aussi réussi quelques bons coups pour l’organisation depuis son arrivée en poste il y a déjà plus de huit ans.

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Dans l’ensemble, le bilan de Bergevin, jusqu’ici, est mitigé. Il y a du bon comme du mauvais.

Dans le bon, il y a certainement sa capacité à accorder des contrats qui ne font pas trop mal à l’organisation. Au fil des années, plusieurs joueurs du CH, sans être sur un «contrat de recrue», étaient un peu moins payés que ce que leur rendement commanderait normalement sur le marché.

C’est tout à l’honneur de Bergevin, même si les joueurs en question n’en étaient sans doute pas enchantés. D’ailleurs, le public semble lui reconnaître cette qualité: le contrat signé par le défenseur Joel Edmundson, plus tôt cette semaine, a été assez bien perçu.

Certains autres DG n’ont pas eu le même flair, ou les mêmes qualités de négociateur. Il suffit d’aller voir les contrats des Red Wings de Detroit, par exemple, pour s’en convaincre.

Voici donc, sans ordre particulier, cinq contrats accordés par Marc Bergevin qui ont bien servi l’organisation du CH au fil des années.

Photo AFP
  • Carey Price, contrat signé le 2 juillet 2012, 6,5 M$ par saison pour six ans   

Aujourd’hui, Carey Price est l’un des joueurs les mieux payés de la LNH avec ses 10,5 M$ par année. Le gardien a d’ailleurs justifié (dans une logique de hockey professionnel) ce salaire, durant l’été, en démontrant qu’il est sans doute toujours le meilleur au monde à sa position. Mais il l’était aussi durant une bonne partie de ce contrat signé à l’été 2012. Et avoir un joueur de concession, dans la force de l’âge, à ce prix, c’était une très bonne affaire pour le Tricolore. Lors des séries de 2014, ou encore lors de la saison suivante, où il a remporté les trophées Hart et Vézina, notamment, Price était l’une des plus grandes aubaines de la ligue.

Photo AFP

  

  • Brendan Gallagher, contrat signé le 29 novembre 2014, 3,75 M$ par saison pour six ans   

Gallagher avait 22 ans et deux campagnes très décentes sous la cravate lorsqu’il a signé ce pacte qui, déjà, sentait bon le jour où il a été annoncé. Entre-temps, et malgré deux saisons hachées par des blessures, le petit, mais fougueux ailier est devenu un marqueur de 30 buts. Un tel joueur, à 3,75 M$ par saison, c’est une très bonne affaire. Gallagher sera joueur autonome au terme de la saison 2020-2021. Cela signifie probablement deux choses: il va sans doute «manger les bandes» encore plus lors de la saison à venir, et il voudra ensuite se reprendre, sur son prochain contrat, pour toutes ces années où il a été payé en dessous de sa valeur sur le marché.

Photo d'archives, Martin Chevalier

  

  • Ben Chiarot, contrat signé le 4 juillet 2019, 3,5 M$ par saison pour trois ans   

Chiarot évoluait à Winnipeg depuis quelques saisons, dans l’ombre de Dustin Byfuglien, Tyler Myers ou Jacob Trouba et lorsque ce contrat a été annoncé, il y avait des doutes. Mais peu à peu, au cours de la dernière saison, Chiarot a gagné en aisance et en confiance. Il a démontré qu’il pouvait apporter une certaine contribution en attaque plutôt inattendue. Et, une fois en séries, il était le partenaire régulier de Shea Weber sur la meilleure paire de défenseurs de l’équipe. Le Chiarot vu en séries vaut plus que le salaire qu’il empoche. S’il reste à ce niveau de jeu pour les deux prochaines saisons, le gros défenseur fera très bien paraître Marc Bergevin.

Photo d'archives, AFP

  

  • Phillip Danault, contrat signé le 15 juillet 2018, 3,083 M$ par saison, pour trois ans   

Danault sortait d’une saison compliquée, où il avait été affecté par une commotion cérébrale (ce fameux tir de Zdeno Chara derrière la tête) lorsqu’il a signé ce contrat... qui semblait néanmoins très correct pour l’époque. Deux ans plus tard, le Québécois de 27 ans est l’un des meilleurs centres polyvalents de la ligue et reçoit de nombreux votes pour le trophée Selke, remis au meilleur attaquant défensif de la saison. Danault est le type de joueur que chaque équipe de la LNH prendrait sans hésiter, l’un des meilleurs dans son genre. Actuellement, le CH ne paie vraiment pas cher pour ce qu’il apporte. Le numéro 24 devra se négocier un nouveau contrat au terme de la prochaine saison et la rumeur veut que lui aussi veuille se reprendre...

Photo d'archives, Martin Chevalier

  

  • Max Pacioretty, contrat signé le 16 août 2012, 4,5 M$ par saison, pour six ans   

Pacioretty sortait pourtant d’une saison de 33 buts lorsqu’il a signé ce contrat, alors qu’il n’avait pas encore 24 ans. Dans les années subséquentes, il a notamment connu des campagnes de 39, 37, 30 et 35 buts avec l’équipe. À 4,5 M$ par saison. L’Américain a congédié l’agent qui lui avait négocié ce contrat, Alec Schall, 14 mois après l’avoir signé. Comme tous les autres, Pacioretty espérait, dans son contrat suivant, reprendre le temps perdu. Mais c’est finalement à Las Vegas qu’il l’a signé après avoir été échangé par Bergevin il y a deux ans. Bref, Max Pacioretty a offert ses meilleures années au CH et il l’a fait à rabais.

Photo d'archives, Martin Chevalier

Mention honorable

Alexander Radulov n’a joué qu’une saison à Montréal, mais à 5,75 M$ pour l’année, avec tout ce qu’il a offert, c’était un très bon pacte pour le CH.

Les bourdes

Personne ne «frappe pour mille» dans la vie, et les pourfendeurs acharnés de Bergevin doivent actuellement saigner des yeux s’ils ont atteint cette partie du texte. Récompensons-les donc avec quelques-unes des bourdes contractuelles présentes sur la feuille de route du DG. 

Photo d'archives, Martin Chevalier

  

  • Karl Alzner, contrat signé le 1er juillet 2017, 4,625 M$ par saison, pour cinq ans   

Aujourd’hui, Alzner est un joueur du Rocket de Laval, et ce, depuis deux saisons. Le Britanno-Colombien devait apporter de la stabilité à la défense du CH, mais il a surtout démontré qu’il n’était plus tellement capable de garder le rythme dans la LNH. Alzner, avec le salaire qu’il commande, devrait être l’un des joueurs les plus importants du CH en défense, mais on est très, très loin de ça. Et il est un perpétuel candidat à un rachat de contrat. Ce qui ne ferait sans doute pas de mal à sa carrière, par ailleurs. C’est la grosse erreur de Marc Bergevin, en matière de contrats, depuis qu’il occupe son poste. 

Photo Agence QMI, Joel Lemay

  

  • Tomas Plekanec, contrat signé le 16 octobre 2015, 6 M$ par saison, pour deux ans   

Oui, Plekanec avait rendu de très bons services à l’organisation dans les dix années précédant la signature de ce contrat, mais durant les deux saisons où il a été valide, le Tchèque n’a pas offert grand-chose à l’équipe. Il a terminé la première avec 28 points, et se dirigeait vers une collecte semblable l’année suivante lorsqu’il a été échangé aux Maple Leafs à l’approche de la date limite des transactions. 6 M$ par saison, c’était beaucoup, beaucoup trop pour ce que Plekanec avait encore dans le réservoir.

Il l’a échappé belle 

Photo AFP

  

  • Milan Lucic, contrat non signé à l’été 2016   

Le robuste attaquant a accepté une offre de sept ans, à 6 M$ par saison, avec les Oilers à l’été 2016. Selon plusieurs sources, il avait refusé une offre plus lucrative de Marc Bergevin. Le CH l’a certainement échappé belle dans ce dossier, parce que quatre ans plus tard, Lucic, qui a beaucoup ralenti, ne justifie plus du tout le salaire qu’il reçoit toujours, maintenant avec les Flames, en vertu de ce contrat.