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Combien y a-t-il vraiment d’éclosions dans les écoles?

Dre Caroline Quach.
Photo courtoisie Caroline Quach. Infectiologue CHU Sainte-Justine

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Trois semaines après la rentrée, le portrait de l’impact de la COVID-19 dans les écoles est toujours incomplet, le nombre d’éclosions entre leurs murs étant difficile à obtenir.  

« Il y a une différence entre un cas [déclaré positif] dans une école et une éclosion à plus ou moins grande échelle, où il y a transmission [du virus] », explique la Dre Caroline Quach, infectiologue au CHU Sainte-Justine.

Cette semaine, le ministère de la Santé a diffusé une liste des écoles touchées par la pandémie de COVID-19. Les données ont été mises à jour presque quotidiennement. 

Or, la liste contient toutes les écoles qui ont au moins un cas d’élève ou d’employé infecté, mais elle ne précise pas le nombre de cas ni s’il s’agit bel et bien d’une éclosion. 

En date de jeudi, plus de 10 % des écoles étaient touchées, soit 272. Mais combien de ces écoles abritent une éclosion ou des cas qui sont reliés entre eux ? 

Le Journal a interrogé les directions de santé publique de toutes les régions dès mercredi après-midi. Sur les 15, plus de la moitié n’avaient pas répondu vendredi soir. 

Appel au calme

Selon Caroline Quach, cette information pourrait « calmer le monde. »

« Quand j’entends les gens dire qu’il y a 250 éclosions dans les écoles... Ce n’est pas vrai. » 

Par exemple, à Laval, 24 établissements comptaient au moins un cas positif dans la liste diffusée vendredi. Or, il n’y en avait que six avec éclosion, précise le CISSS de Laval. 

Autrement dit, la majorité des écoles de cette région qui apparaissent dans la liste n’ont qu’un ou que quelques cas qui ont contracté le virus à l’extérieur. Ce scénario avec peu d’éclosions, « c’est quelque chose qui va arriver et, pour moi, ce n’est pas grave », dit la Dre Quach.

« On va avoir besoin de cette information », abonde l’épidémiologiste Nimâ Machouf. Quand l’eau coule dans une maison, [on doit trouver] par où elle coule. » 

Donnée essentielle

Les trois partis de l’opposition à Québec croient aussi qu’il s’agit d’une donnée essentielle. 

« On en a besoin comme on avait besoin d’un état des lieux [des cas] dans les
CHSLD au printemps », dit Christine Labrie, députée de Québec solidaire. 

« Ce n’est pas rassurant », dit la députée péquiste Véronique Hivon, qui rappelle que les ministères n’ont plus l’excuse d’avoir été pris au dépourvu comme au printemps. 

Tard vendredi soir, les ministères de la Santé et de l’Éducation n’avaient pas répondu aux questions du Journal. 

–Avec Daphnée Dion-Viens

Un résumé pertinent de la journée,
chaque soir, grâce aux diverses
sources du Groupe Québecor Média.