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À bas les clichés sur la bisexualité!

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Le 23 septembre prochain sera célébrée la journée de la bisexualité. Une journée où les personnes font entendre leurs voix et où il est important de défendre la multiplicité des sexualités, la liberté de pouvoir aimer sans avoir besoin de genrer cette affection, cet amour, cette attirance. Une journée pour mettre de la lumière sur une réalité qui souffre de préjugés, de biphobie. Ensemble, luttons pour mettre fin aux clichés tenaces et aux fausses croyances. 

D’ABORD : QU’EST-CE QUE LA BISEXUALITÉ ?

La bisexualité, c’est ressentir une attirance physique/émotive/érotique aussi bien pour une personne de sexe masculin qu’une personne de sexe féminin. Cette attirance n’est pas forcément toujours égale pour les deux sexes/genres et peut à la fois varier et se vivre à différents degrés ou à différentes périodes de vie. L’orientation sexuelle – la bisexualité est une orientation sexuelle – s’est vue et se voit encore étudiée par le monde scientifique.

CES CLICHÉS TENACES QU’IL FAUT PIÉTINER

Les préjugés ainsi que les fausses croyances contribuent malheureusement à nourrir l’incompréhension, le rejet, le jugement, la colère et j’en passe. Pour éradiquer tout cela, il est essentiel de s’informer, de s’éduquer et aussi de lutter contre ces clichés tenaces qui divisent les gens. Voici des abominations à rayer de votre vocabulaire.

1er cliché à éliminer : la bisexualité est une transition vers l’homosexualité. Il est erroné de croire que des personnes n’arrivent pas à se décider ou encore qu’elles hésitent à sortir du placard. La bisexualité est une orientation sexuelle, les bi.e.s existent et ce n’est pas « juste une phase » ou un « en attendant ».

2e cliché à piétiner : les bi.e.s sont des personnes assoiffées de sexe, incapables d’être monogames ou fidèles. Beaucoup de ces préjugés sont malheureusement véhiculés dans les médias et rendent la vie difficile aux bisexuels.lles. L’association entre la bisexualité et la monogamie et la fidélité n’a pas lieu d’être, il y a des personnes d’autres orientations sexuelles qui ne sont ni fidèles ni monogames et d’autres qui le sont. Ces concepts relèvent davantage de valeurs personnelles, de choix de vie que d’un lien à une orientation sexuelle.

3e cliché à mettre en miettes : les personnes bisexuelles ne vivent pas de discrimination. Oyez, oyez braves gens ! Mettez cette affirmation en mille morceaux, car au contraire, un grand nombre d’entre elles vivent de la biphobie, de la discrimination et autres violences, c’est la raison pour laquelle il existe une journée internationale de la visibilité bisexuelle depuis 1999, pour permettre de démystifier celle-ci et de contrer la biphobie !  

SELON LE RAINBOW HEALTH ONTARIO 

  • Les hommes bisexuels ont 6,3 fois plus de risques de se suicider que les hétérosexuels, et les homosexuels 4,1 fois plus de risques. 
  • Les bisexuels consomment plus de drogues que les gays et lesbiennes. 
  • Les bisexuels sont plus touchés par l’anxiété, la dépression et les maladies mentales que les gays et lesbiennes. 
  • Les programmes créés pour aider les bisexuels ne perçoivent que 0,3 % des fonds consacrés aux gays et lesbiennes (Canada).  

Il y a donc encore bien du chemin à faire. Et vous, quels clichés néfastes sur la bisexualité écrabouillerez-vous ce 23 septembre (et toutes les autres journées de l’année) ?