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Naviguer vers l’inconnu

Gary Bettman envisage toujours une saison de 82 matchs en 2020-2021

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Photo AFP Le commissaire de la LNH, Gary Bettman, photographié lors d’une conférence de presse à St. Louis en janvier dernier.

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EDMONTON | La conférence de presse du commissaire Gary Bettman fait partie des traditions d’une finale de la coupe Stanley. Bettman et son acolyte, Bill Daly, rencontrent toujours les journalistes à quelques heures du premier match. 

Cette tradition a survécu, mais elle n’avait rien d’identique à l’exception du discours d’introduction toujours positif de la part du grand manitou de la LNH.

En temps de pandémie, il n’y avait pas une cinquantaine de journalistes entassés dans une salle réservée aux entrevues pour poser des questions à l’un des deux ténors de la LNH. Bettman et Daly ont respecté la distanciation sociale au podium et ils ont participé à cet exercice par la magie d’une visioconférence. 

Les joueurs encensés

Avec une convention collective ficelée jusqu’à la fin de la saison 2025-2026, Bettman a envoyé encore plus de fleurs qu’en temps normal aux joueurs. 

« Les joueurs représentaient le moteur et l’inspiration pour ce retour au jeu, a dit Bettman. Je les remercie pour les sacrifices qu’ils ont faits depuis le mois de juillet. »

« Atteindre la finale de la coupe Stanley, peu importe l’année, se traduit toujours comme un test d’endurance, de détermination et de talent qui n’a rien de comparable avec les autres sports, a-t-il poursuivi. Mais de le réaliser cette année et d’ultimement remporter la coupe Stanley cette année pourrait rester comme l’un des plus grands exploits dans l’histoire de notre sport. »

La LNH aura trouvé la bonne solution pour la reprise de ses activités avec la création de deux villes-bulles à Toronto et Edmonton. 

En plein cœur d’une crise avec la COVID-19, la LNH a réalisé plus de 31 000 tests sans obtenir un seul résultat positif.

Des scénarios, peu de réponses 

Bettman et Daly ont répondu à une majorité de questions sur la thématique de la prochaine saison. Les deux hommes ont gardé une grande prudence, refusant d’élaborer des scénarios probables pour la saison 2020-2021. 

« Les suggestions ou les commentaires pour la prochaine saison restent de la spéculation, a affirmé Bettman. Nous nous concentrons à terminer la saison actuelle. Le 1er décembre demeure une date proposée. Ça pourrait glisser jusqu’à la mi-décembre ou au début du mois de janvier. Il y a encore plusieurs aspects inconnus. Nous ne savons pas quand les frontières ouvriront entre le Canada et les États-Unis, nous ignorons si la pandémie de la COVID-19 ralentira ou pas, etc. 

« Je n’avais pas annoncé les villes-bulles dès le départ de notre plan de relance des activités et j’avais reçu des critiques. Mais je voulais prendre mon temps pour bien analyser les différentes données. Nous ferons la même chose pour la prochaine saison. »

Bettman a toutefois insisté sur deux points, peu importe la date choisie pour le début de la prochaine saison. 

« J’anticipe de jouer une saison complète avec 82 matchs et des séries complètes. Ma préférence serait aussi de rester loin du hockey l’été. Les partisans aiment nous regarder à l’automne, à l’hiver et au printemps. Mais je ne sais pas encore comment nous y arriverons. »

Sans le dire ouvertement, Bettman a admis que les cotes d’écoute ne sont pas très bonnes depuis le retour au jeu au mois d’août. 

Des spectateurs progressivement

Contrairement au football de la NFL qui peut rester rentable sans la présence de partisans dans les gradins en raison des riches contrats de télévision, la LNH aura besoin de spectateurs en 2020-2021 pour limiter les pertes financières. La vente des billets et les achats dans les concessions lors d’un match représenteraient plus de 50 % des revenus de la LNH.  

« Nous savons que les partisans sont importants pour notre business, a répliqué Daly. Nous voudrons maximiser la présence de nos partisans. Mais nous voulons aussi jouer une saison. »

« Comment nous débuterons la prochaine saison, ça ne veut pas dire que nous la finirons de la même façon, a renchéri Bettman. C’est possible d’ouvrir une saison sans les partisans, pour ensuite permettre des spectateurs en respectant une distanciation et ensuite ouvrir complètement nos édifices comme nous le faisions dans le passé. Nous verrons. »

Division canadienne

Questionné sur la possibilité de créer une division canadienne pour la prochaine saison, Bettman n’a pas réfuté cette hypothèse, répliquant qu’elle s’ajoutait à la liste des spéculations. 

La LNH aura toutefois un immense défi à affronter sur le plan logistique, celui de jouer 82 matchs et des séries complètes entre les mois de décembre ou janvier et probablement la fin du mois de juin. Et tout ça dans le contexte d’une pandémie. « On va leur souhaiter bonne chance », comme le dirait notre pupitre aux sports Jean-Claude Grenier. 

Une autre finale sans Wayne 

Sur le plan géographique, Dallas se trouve à 3100 km d’Edmonton, alors que Tampa en est à 4500 km. C’est pourtant dans la capitale albertaine que les Stars et le Lightning s’affrontent en finale de la coupe Stanley. Il faut chercher longtemps pour trouver une frénésie dans les rues d’Edmonton. La seule fumée qu’on perçoit, c’est celle dans les nuages, où l’on ressent les dommages des feux de forêt en Californie. À l’entrée du Rogers Place d’Edmonton, il y a la statue de Wayne Gretzky pour nous saluer. Pour Edmonton, il s’agit d’une troisième finale en trente ans. En 1990, les Oilers ont gagné le titre à leur première saison sans Gretzky. En 2006, les Oilers ont perdu en sept matchs contre les Hurricanes. En 2020, Edmonton sert maintenant de ville hôte, mais sans les Oilers et encore sans Wayne...