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Ferrante toujours troublante

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Non, point de nouvel opus à la saga L’amie prodigieuse. Ce qui n’est pas plus mal, puisque l’écrivaine italienne Elena Ferrante nous offre ici un très beau roman d’apprentissage.

La narratrice du tout nouveau roman d’Elena Ferrante s’appelle Giovanna et a 12 ans. Un âge délicat, à mi-chemin entre l’enfance et l’adolescence, où il suffit parfois de pas grand-chose pour perdre une bonne partie de sa confiance en soi. 

<strong><em>La vie mensongère des adultes</em><br>Elena Ferrante</strong><br>Aux Éditions Gallimard,<br>404 pages
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La vie mensongère des adultes
Elena Ferrante

Aux Éditions Gallimard,
404 pages

La pensant enfermée dans sa chambre, son père prononcera ainsi une phrase qui marquera Giovanna à jamais. Au détour d’une conversation, elle l’entendra en effet mentionner le fait qu’elle commençait à ressembler à Vittoria. Ce qui n’aurait pas été si grave si ses parents n’avaient pas déjà maintes fois répété que Vittoria, la sœur de son père, était une femme vraiment très laide. Toutefois, impossible d’en avoir rapidement la preuve, toutes les photos de famille sur lesquelles paraissait cette femme ayant été escamotées au feutre noir...

Sous un autre éclairage

Même si l’idée l’effraie au plus haut point, Giovanna décidera de se rendre chez cette tante pour voir de quoi elle a l’air. Après tout, elle n’est peut-être pas aussi moche que ça ! 

Ayant toujours vécu dans les beaux quartiers de Naples, Giovanna découvrira donc la zona industriale, l’horrible quartier où son père a grandi. Et où Vittoria continue d’habiter en fumant cigarette sur cigarette, son boulot de domestique ne lui permettant pas de s’offrir mieux. Mais là n’est pas le plus important. Car avec ses mots souvent crus, Vittoria va surtout permettre à sa jeune nièce de comprendre que ses parents lui ont caché bien des choses. À commencer par le bracelet de valeur qu’elle lui aurait offert à sa naissance...  

Un fascinant roman d’apprentissage qui a l’avantage de nous montrer le Naples des riches et celui des pauvres.  

Frissons garantis  

Moins 18°

<strong>Stefan Ahnhem</strong><br>Aux Éditions Albin Michel,<br>574 pages<br>En librairie le 30 septembre
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Stefan Ahnhem
Aux Éditions Albin Michel,
574 pages
En librairie le 30 septembre

Si notre mémoire est bonne, c’est en 2016 qu’on a pu lire le tout premier opus de la série consacrée à l’inspecteur Fabian Risk. Lequel a préféré quitter Stockholm pour revenir s’établir à Helsingborg, sa ville natale, des fois que ce changement de cadre et de rythme saurait l’aider à sauver son couple. Les criminels se faisant moins nombreux dans ce coin de Scanie, Fabian espère en effet pouvoir passer un peu plus de temps avec sa femme.

Lorsqu’on le retrouve dans ce troisième tome, il a d’ailleurs pris une journée de congé afin de lui donner un coup de main avec sa première grande exposition photo. Mais évidemment, c’est pile-poil à ce moment-là qu’une très curieuse affaire lui sera confiée. 

À cause d’un rétroviseur arraché, la propriétaire d’une Corolla a pris en chasse le conducteur d’une BMW rouge et dans le temps de le dire, une véritable course-poursuite s’est engagée à travers la ville. Avec pour résultat le plongeon spectaculaire de la BMW dans les eaux du port et le décès de l’homme qui la conduisait. Le hic ? Cet homme aurait déjà perdu la vie deux mois plus tôt et durant tout ce temps, quelqu’un a eu l’idée de conserver son corps dans un congélateur. Oui, un polar dont l’intrigue fait froid dans le dos.   

À lire aussi cette semaine

Meurtre à Cape Cod

<strong>Mary Higgins Clark,</strong><br>aux Éditions Albin Michel,<br>336 pages
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Mary Higgins Clark,
aux Éditions Albin Michel,
336 pages

S’ouvrant sur Le passager clandestin, une nouvelle datant des années 1950, ce recueil présente aussi par ordre chronologique neuf autres nouvelles. Certaines qu’on a déjà lues, comme Meurtre à Cape Cod, La réserve--- à charbon ou Un crime passionnel, d’autres qu’on voit pour la première fois. La mort porte un masque de beauté, par exemple. À découvrir !  

Le chant de l’assassin

<strong>R. J. Ellory,</strong><br>aux Éditions Le livre de poche,<br>576 pages
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R. J. Ellory,
aux Éditions Le livre de poche,
576 pages

Un autre R. J. Ellory qui vaut réellement le détour, même s’il nous oblige à passer par la case prison : Evan Riggs y croupit depuis une bonne vingtaine d’années pour meurtre et à cause de ça, il n’a jamais eu la chance de rencontrer sa fille. Du coup, dès que son compagnon de cellule sera relâché, il lui demandera de la retrouver. Sauf que l’histoire se déroule en 1972 et qu’à cette époque-là, mettre la main sur quelqu’un n’était pas toujours facile...   

Conserves faciles

<strong>Michel Chevrier,</strong><br>aux Éditions Guy Saint-Jean,<br>176 pages
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Michel Chevrier,
aux Éditions Guy Saint-Jean,
176 pages

Grâce à ce classique de la cuisine québécoise qui vient d’être réédité, on pourra facilement mettre en pots toutes les saveurs de l’été et de l’automne : conserves d’aubergines, de haricots ou de maïs en grains, chutney aux pommes, relish aux concombres, confiture de tomates vertes, betteraves marinées, cornichons à l’aneth, gelée de poivrons verts... Bref, c’est le livre qu’il nous faut pour remplir le garde-manger ! 

Plantes médicinales indigènes

<strong>Anny Schneider,</strong><br>aux Éditions de l’Homme,<br>256 pages
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Anny Schneider,
aux Éditions de l’Homme,
256 pages

C’est un peu dans l’air du temps : revenir aux sources en utilisant autant que faire se peut nos propres ressources. Ce qui vaut aussi pour les plantes d’ici, dont certaines sont reconnues pour leurs propriétés médicinales. Au lieu de courir à la pharmacie, ce livre nous montre donc lesquelles cueillir pour soigner toutes sortes de maux (indigestion, piqûres de moustique, plaies, verrues, toux, anxiété, etc.).