/weekend
Navigation

Le retour à l’école pour les parents

parents doing homework with adorable little kids
Photo Adobe Stock

Coup d'oeil sur cet article

Le retour en classe peut engendrer son lot d’inquiétudes et d’inconnus non seulement chez l’enfant, mais aussi chez les parents. Magasinage de la rentrée, étiquetage du matériel scolaire, retour des devoirs et des lunchs à préparer au quotidien... Quand nos enfants rentrent à l’école, c’est la rentrée pour nous aussi. Pandémie oblige, en ce début d’année scolaire pour le moins inédit, les parents font face à de nombreux défis supplémentaires. 

Redémarrer la roue... lentement mais sûrement  

Avant toute chose en cette rentrée, il faut reconnaître que nos enfants ont été éloignés des salles de classe beaucoup plus longtemps qu’à l’habitude, et cet arrêt fut particulièrement brutal. En cas de retard d’apprentissage important chez l’enfant, évitons d’inonder trop rapidement le jeune de devoirs et de leçons, ce qui pourrait entraîner un essoufflement dès les premières semaines d’école. 

En plus du rattrapage qui les attend, ces élèves peuvent être anxieux et devront aussi s’adapter à cette nouvelle réalité scolaire. Il faudrait donc se garder de leur mettre trop de pression afin qu’ils retrouvent progressivement leur motivation, qui a pu diminuer au fil du temps. La chose est encore plus vraie pour les élèves qui manquaient de motivation avant que cette pandémie ne vienne bousculer leur parcours scolaire. 

Un juste équilibre dans la vie pour faciliter la rentrée

Au cœur de cette rentrée pas comme les autres, il est également primordial de maintenir un équilibre entre les moments d’apprentissage, de socialisation et de détente dans la vie du jeune. Chacune de ces dimensions est importante, et les parents doivent être présents et à l’écoute de ce que vivent leurs enfants. Après tout, ces derniers expérimenteront et apprendront une foule de choses nouvelles, et ce, en un court laps de temps ! 

En étant vraiment attentifs à ce qu’ils vivent – et pas seulement à ce qu’ils apprennent –, les parents pourront les aider à mieux gérer et atténuer les inquiétudes, le stress et l’anxiété chez l’enfant. Ce faisant, ils pourront aussi aider le jeune à dédramatiser et à résoudre ses problèmes, en plus de faire en sorte que ses moments de détente, et notamment avant l’heure du coucher, soient encore plus bienfaisants. 

Mieux doser le temps d’écran 

Si avant cette pandémie les écrans étaient déjà très présents chez plusieurs jeunes, cette tendance risque de s’accentuer encore davantage en cette nouvelle année scolaire. En plus des habituels jeux en ligne, applications et échanges virtuels entre amis, ces appareils risquent d’être de plus en plus utilisés par nos jeunes afin de communiquer avec leurs camarades de classe et enseignants. Sans compter les recherches, projets et autres devoirs à faire en ligne.  

Bien qu’il n’existe pas de solution miracle, plutôt que de jouer aux policiers des écrans, les parents devraient tenter d’en doser la consommation et de prendre en compte ce que l’enfant fait des moments passés devant l’écran. 

D’abord, évitons autant que possible de laisser un appareil allumé sans que personne l’utilise : c’est une stimulation inutile. Privilégions aussi leur utilisation dans les espaces communs pour mieux évaluer le temps passé devant les écrans et le type d’utilisation qui en est fait, et évitons, lorsque possible, la présence de ces appareils dans les chambres. 

Il faut aussi distinguer le temps de travail, le temps de socialisation et le temps et type de jeux sur les écrans. Le jeu éducatif en lien avec l’apprentissage de la lecture ou l’écriture devrait se voir différemment du jeu vidéo hyperstimulant. Par exemple, la pratique de jeux vidéo très stimulants peut déranger le sommeil des enfants... en plus de faire concurrence aux leçons et devoirs ! 

Soyons aussi des modèles pour nos jeunes et ne laissons pas les appareils électroniques s’interposer entre eux et nous. Comment leur reprocher d’être constamment rivés à leur téléphone ou leur tablette si nous faisons la même chose ? 

Il vaut mieux également éviter de transformer la privation d’écrans en punition, et de récompenser nos enfants par l’utilisation de ces appareils. Après tout, les écrans peuvent être autant d’occasions d’apprendre et de socialiser : c’est plutôt ce qu’on en fait qui fera toute la différence. 

L’éloge de l’ennui

Et si les enfants apprenaient non seulement à mieux gérer leur temps devant les écrans, mais aussi à mieux apprivoiser ou réapprivoiser l’ennui ? Il s’agit là d’une occasion unique de réflexions et de créativité. Car l’ennui, c’est aussi apprendre à être bien avec soi-même, à inventer, à rêver... Toutes des choses essentielles à la vie, avec ou sans pandémie.

La santé psychologique de nos enfants : un élément crucial

Il ne faudrait surtout pas minimiser le caractère exceptionnel de cette rentrée qui est plus difficile et stressante pour plusieurs enfants et parents. Plutôt que de viser la perfection à tout prix alors que plusieurs défis et inconnus demeurent, tâchons de choisir nos combats et de bien prioriser en fonction des objectifs visés. 

En terminant, rappelons-nous l’importance comme parent de notre aide dans la résolution de leurs problèmes au quotidien, et que le fait de favoriser la santé psychologique de nos enfants favorisera aussi, par le fait même, leurs apprentissages.