/news/politics
Navigation

Campement sur la rue Notre-Dame: les partis d'opposition s'impatientent

Coup d'oeil sur cet article

Alors qu’il devait être démantelé à la fin août, le campement établi sur la rue Notre-Dame, dans l’est de Montréal, est toujours en place, et l’opposition demande au gouvernement Legault d’intervenir rapidement.

«L’hiver s’en vient, il fait froid, ce n’est pas une vie pour ces personnes-là et les refuges, ce n’est pas une solution pour eux non plus. Ils cherchent des logements sociaux», soutient Jennifer Maccarone, députée libérale de Westmount–Saint-Louis.

Plus tôt cette semaine, Québec et Ottawa ont conclu une entente de principe sur le logement social. Une enveloppe de 1,98 milliard sur dix ans pour la construction de logements sociaux devrait être accordée.

Mais le gouvernement de François Legault ne devrait pas attendre de recevoir l’argent avant d’agir, affirme Alexandre Leduc, député de Québec solidaire dans Hochelaga-Maisonneuve.

«On n’a pas le temps d’attendre les fonds du gouvernement du Canada. Ça va être long avant qu’ils arrivent jusque dans les poches des municipalités. Québec devrait avancer l’argent aussitôt que possible», réclame-t-il.

Refuges débordés?

Le député d’Hochelaga-Maisonneuve souligne également que les refuges déjà en place sont pleins.

«Les refuges débordent en ce moment, même les refuges d’urgence qui ont été créés par la Ville. Là-dessus, la Ville a fait du bon travail, mais il faut que le gouvernement du Québec soit présent aussi», dit Alexandre Leduc.

Même son de cloche du côté du Parti québécois, qui demande à François Legault d’agir rapidement.

«Ce qu’on entend souvent de la CAQ, c’est de dire qu’ils rattrapent ce que les Libéraux n’ont pas fait, mais passons par-dessus tout ça et réagissons», demande Harold Lebel, député de Rimouski.

Le gouvernement Legault a assuré que les refuges n’étaient pas pleins, contrairement à ce qu’affirment les oppositions, et il a rappelé qu’ils étaient en mesure d’accueillir des gens.

«Le fait de débloquer des sommes supplémentaires comme le demandent les oppositions ne permettra pas la construction plus rapide de logements sociaux», a fait savoir Marie Barrette, porte-parole du ministre délégué à la Santé et aux Services sociaux.

Prix des loyers

Rappelons que des locataires qui n’arrivaient pas à se trouver un logement en raison des prix élevés des loyers ont installé des tentes sur un terrain vague de la rue Notre-Dame, peu après le 1er juillet.

La Ville de Montréal avait donné un ultimatum pour que le campement soit démonté le 31 août, mais avait indiqué qu’elle ne comptait pas faire intervenir les policiers, prônant plutôt une approche sociale avec des intervenants.

- D'après les informations d'Andy St-André