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FCVQ: le numérique reviendra en 2021

Le Festival de cinéma de Québec est satisfait de sa dixième édition

La déesse des mouches à feu
Photo courtoisie, Photobox Studio L’équipe de La déesse des mouches à feu.

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COVID-19 maîtrisée ou pas, il y aura de la diffusion en ligne lors de l’édition 2021 du Festival de cinéma de la ville de Québec.

Ian Gailer, directeur général, le confirme au lendemain de la tenue de la 10e édition qui s’est tenue sur cinq jours.  

«Il y a toujours eu une sorte d’opposition entre le numérique et le cinéma en salle. L’expérience de cette année nous permet de croire que les deux modes de diffusion peuvent cohabiter. Ça nous permet aussi de donner accès à la culture des Îles-de-la-Madeleine à Rouyn-Noranda», a-t-il indiqué, lors d’un entretien téléphonique.

Robert Lepage, Martin et Jean Villeneuve (Imelda 2 : le notaire).
Photo courtoisie, Photobox Studio
Robert Lepage, Martin et Jean Villeneuve (Imelda 2 : le notaire).

En extrapolant avec une règle de trois, le nombre de cinéphiles qui ont acheté le passeport de diffusion en ligne ressemble au nombre d’entrées en salle de l’édition 2019.

Cinq représentations avec public restreint ont été présentées à guichets fermés devant 327 spectateurs comparativement à 12 000 en 2019.

«Nous allons sonder ces gens afin d’avoir une image plus précise du volet numérique. Il y a des personnes qui ont regardé les films en petits groupes et aussi en famille. On a le nombre de liens, mais pas le nombre de vues», a-t-il fait remarquer.

Ariane Mainville et Katerine Savard (Nadia, Butterfly).
Photo courtoisie, Photobox Studio
Ariane Mainville et Katerine Savard (Nadia, Butterfly).

Défi relevé

Présenter un festival de cinéma dans un contexte de pandémie était un défi de taille. Un défi qui a été relevé par le Festival de cinéma de la ville de Québec. Ian Gailer est satisfait.

«On voulait qu’il y ait une édition cette année et juste le fait d’avoir réussi à en présenter une est extraordinaire. Le défi n’a pas été simple, mais on l’a relevé et nous sommes fiers», a-t-il fait savoir, quelques heures après le couronnement du film La déesse des mouches à feu d’Anaïs Barbeau-Lavalette. 

Ian Gailer
Photo Jean-Francois Desgagnes
Ian Gailer

Ian Gailer n’est pas inquiet pour la tenue de la 11e édition du Festival de cinéma de la Ville de Québec. 

«Des films sont en production. Notre festival n’est pas axée sur la nouveauté. Il pourrait arrêter de se faire de la production cinématographique demain et on aurait assez de films pour la prochaine édition. On peut aussi mettre en place des thématiques, des rétrospectives et amener dans la lumière des bons films qui étaient dans l’obscurité», a-t-il expliqué.

Ne pas voir des milliers de personnes à Place d’Youville pour les projections en soirée a été le plus gros manque de cette édition anniversaire. 

«Le monde, c’est l’élément qui nous a le plus manqué», a laissé tomber Ian Gailer.