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En exil jusqu’à la fin de l’année

Le club montréalais ne jouera plus au stade Saputo en 2020

En exil jusqu’à la fin de l’année
Photo Ben Pelosse

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Comme il fallait s’y attendre, l’Impact a disputé son dernier match au stade Saputo et passera le reste de la saison en exil dans le New Jersey.

La Major League Soccer a dévoilé mardi le reste de son calendrier et l’Impact disputera ses cinq derniers matchs à domicile au Red Bull Arena.

À la suite de la rencontre de mercredi soir, il restera une dizaine de matchs à la saison du Bleu-blanc-noir, qui se terminera le 8 novembre par un affrontement avec D.C. United.

C’est donc dire que sans compter les séries éliminatoires, l’Impact séjournera pendant au moins un mois et demi aux États-Unis, ce qui est loin d’être idéal.

Retours

Lors de son point de presse d’avant-match, Thierry Henry a toutefois laissé entendre qu’il y aura possiblement des retours à certains moments pendant ce calendrier très chargé.

« On verra s’il y a des retours longs, des retours courts ou pas de retour. Mais il faut que les gars voient leurs familles, c’est important quand même.

« L’idéal pour les joueurs, c’est d’être avec leur famille, mais ça ne doit pas nous servir d’excuse, nous devons nous adapter. »

L’équipe aurait déjà une première possibilité de rentrer à la maison dimanche après son match contre les Red Bulls de New York puisque sa prochaine rencontre n’aura lieu que le samedi suivant au Red Bull Arena contre le Fire de Chicago. 

Red Bull Arena
Photo AFP
Red Bull Arena

Désavantage

Mais encore là, si l’équipe revient à la maison entre deux rencontres, ça sera vraiment pour recharger les batteries et voir la famille.

« Quand on va rentrer à la maison, on sera en quarantaine et on ne pourra pas s’entraîner pour préparer les autres matchs », a fait remarquer Henry.

C’est un net désavantage pour les trois équipes canadiennes si elles décident de faire la navette. Et si elles décident de rester aux États-Unis, la situation ne sera pas plus idéale, selon Zachary Brault-Guillard.

« On a besoin de voir nos familles, de se reposer tranquillement parce que ce n’est pas toujours évident de se reposer quand on est à l’hôtel. Mais on est des professionnels et il faut s’adapter. » 

Calendrier Chargé

Avec la longue pause printanière, on s’attendait à ce que le calendrier soit comprimé et c’est ce qui attend toutes les équipes.

Dans le cas de l’Impact, c’est un mois d’octobre de sept rencontres en 25 jours qui attend l’équipe.

« On joue aux trois ou quatre jours, il faut s’y adapter et ce n’est pas que notre cas. Les trois équipes canadiennes vivent la même situation », a insisté Henry.

Si l’équipe peine ces temps-ci en raison du roulement des matchs, ça ne risque donc pas de s’améliorer à mesure que l’automne progressera puisqu’un calendrier de la sorte, et l’épuisement qui vient avec, risque d’engendrer des blessures.

« Ça va être assez difficile physiquement d’enchaîner autant de matchs en si peu de temps. La fatigue ne se fait pas sentir là maintenant, mais sur le long terme, ça va arriver », a confirmé Brault-Guillard.

Monotone

L’entraîneur-chef du Revolution, Bruce Arena, n’a pas mis de gants blancs pour parler du calendrier de la MLS cette saison.

« Nous allons affronter certaines équipes jusqu’à quatre fois pendant la saison régulière et c’est un peu monotone. »

Arena déplore aussi le fait que son équipe n’affrontera pas toutes les formations de l’Est, même si la situation peut en fait être un avantage.

« Il y a cinq équipes de notre association que nous n’affronterons pas cette saison. C’est un peu fou, mais c’est aussi un avantage parce qu’il y a moins de travail en amont à faire avant une partie. »