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Des enseignants réclament un bulletin allégé ou reporté

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Déjà à bout de souffle en cette rentrée tout à fait inhabituelle, les profs de la Fédération des syndicats de l’enseignement (FSE) réclament un bulletin allégé cet automne afin de consacrer davantage de temps aux apprentissages plutôt qu’à l’évaluation, ce que n’exclut pas Québec.

La présidente de la FSE, Josée Scalabrini, demande au ministre de l’Éducation, Jean-François Roberge, de reporter le premier bulletin prévu le 20 novembre. Ou du moins, d’en faire une version « beaucoup plus allégée » qu’en temps normal en raison du contexte actuel.

« On ne peut pas vivre avec le bulletin régulier au 20 novembre », lance-t-elle. 

Trois semaines après la rentrée, les profs n’ont pas encore commencé à enseigner de la nouvelle matière, indique-t-elle. Les routines de désinfection ont pris du temps à se mettre en place, la mise à niveau des élèves est loin d’être terminée et les services promis par Québec pour faire du rattrapage ne sont pas là, selon la FSE.

« Ce qui est important présentement, c’est le suivi et le travail avec nos élèves, plutôt que de planifier un premier bulletin », affirme Mme Scalabrini. Les enseignants étaient d’ailleurs nombreux, bien avant la pandémie, à affirmer qu’ils passaient trop de temps à évaluer les élèves au détriment des apprentissages en classe, souligne celle qui représente la majorité des profs du réseau scolaire québécois.

Bulletin allégé

Un bulletin allégé pourrait miser davantage sur les matières de base, comme les mathématiques et le français. D’autres matières pourraient faire l’objet de commentaires plutôt que d’être évaluées par une note chiffrée, comme à l’habitude, suggère la FSE.

« Est-ce qu’on doit s’attendre à évaluer toutes les matières ? Est-ce que toutes les compétences ont à être évaluées ? » lance Mme Scalabrini, qui réclame des « assouplissements » pour « enlever de la pression » sur les épaules des élèves et de leurs enseignants. Il n’est « pas question » de niveler par le bas, ajoute-t-elle. « Au contraire », cette demande vise à « mieux servir les élèves » dans un contexte « d’urgence » engendrée par une situation tout à fait exceptionnelle, plaide la présidente de la FSE.

Au cabinet du ministre Roberge, on ne ferme pas la porte à cette requête. 

« On va prendre le temps d’analyser la demande avant de se prononcer », a dit mercredi son attaché de presse, Francis Bouchard.


Les élèves sont évalués selon trois bulletins produits à date fixe dans l’année scolaire. Les deux premiers comptent pour 20 % de l’année scolaire, alors que le troisième compte pour 60 % du résultat final.