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La DPJ de l'Estrie subit encore les contrecoups de la mort de la fillette de Granby

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Près d'un an et demi après la mort tragique de la fillette de Granby, la DPJ de l'Estrie en subit encore les contrecoups.

Au cours de la dernière année, elle a traité 7744 signalements, ce qui représente une hausse de 28 % par rapport à l'an dernier. Cette hausse est attribuable en partie à ce triste événement, selon la directrice de la DPJ de l'Estrie, Johanne Fleurant.

De ces signalements, plus de 2300 ont été retenus. La négligence est le principal motif retenu de ces signalements.

La bonne nouvelle, c'est que la DPJ a réussi à diminuer la liste des signalements en attente.

De 689 cas signalés en mars 2019, la DPJ a réussi à ramener la liste à 147 cas en mars dernier.

Elle a aussi grandement diminué la liste des signalements à évaluer et à orienter.

Un tour de force, selon la directrice Fleurant. «C'est sûr qu'avec les effectifs qu'on avait, ce n'était pas possible de reprendre le dessus de nos listes d'attente. C'est la raison pour laquelle on a dû faire appel à nos partenaires et à nos collègues», a-t-elle dit à TVA Nouvelles mercredi.

Plus de 2500 personnes ont mis la main à la pâte.

Parmi elles, des intervenants d'autres DPJ au Québec, mais également du milieu scolaire et des CPE, des policiers et du domaine médical.

De l'aide qui n'a toutefois pas permis à la DPJ de régler les enjeux de main-d'œuvre.

Une situation qui inquiète le représentant de l'Alliance du personnel professionnel et technique de la santé et des services sociaux de l'Estrie (APTS), Marc Richard.

«C'est une réussite partielle de réussir à traiter des signalements, mais on est loin de pouvoir dire qu'on a une réussite complète et il y a encore beaucoup de travail à faire. C'est ce que les intervenants nous disent sur le terrain. Ils sont inquiets et ça me rend inquiet. Ils nous disent être à bout de souffle et avoir besoin d'air."

Le syndicat espère aussi que le filet social de certains jeunes saura résister à la 2e vague de la COVID-19.