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Des policiers dans vos maisons? La ministre Guilbault tente de rectifier le tir

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«Il n'est absolument pas question» de permettre aux policiers d’entrer dans les maisons privées sans mandat, du moins «pour l’instant», a assuré la vice-première ministre Geneviève Guilbault, en tentant de corriger le message lancé la veille par Horacio Arruda et Christian Dubé quant au respect des règles sanitaires.

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«Je veux m'assurer que tout le monde comprend bien qu'on n'envisage pas du tout de permettre à nos policiers [...] d'assiéger nos maisons du jour au lendemain, indépendamment des droits des propriétaires ou des locataires», a martelé la ministre de la Sécurité publique.   

  • Écoutez la chronique de Pierre Nantel sur QUB radio:    

«En aucun cas nous n'envisageons, en ce moment, de permettre aux policiers d'entrer dans les maisons privées des gens, à moins d'avoir le consentement du propriétaire ou du locataire de l'endroit ou d'avoir un mandat en bonne et due forme délivré, donc, par les instances judiciaires», a-t-elle insisté. 

Un faux pas communicationnel?

Lors d’un point de presse, mardi, le directeur national de santé publique s’était pourtant avancé à dire que cette solution s’en venait «imminemment». 

«Dans un contexte d’urgence sanitaire où on parle de vie et mort pour certains [...] je pense qu’il faut se donner les moyens de sévir», a-t-il affirmé, avant de retirer ses propos un peu plus tard, en rappelant qu’il est médecin et pas avocat. 

Présent à ses côtés, le ministre de la Santé, Christian Dubé, avait à son tour renchéri quant à cette éventualité.      

  • Écoutez l'entrevue de Me Jean-Pierre Rancourt à ce sujet sur QUB Radio:   

«C’est la dernière solution et on ne veut pas faire ça, mais si on est obligés d’aller là, si les chiffres ne se corrigent pas [...] on ne laissera pas notre système de santé se faire mettre à mal encore pour les mauvaises raisons», avait indiqué M. Dubé.

Rappelant qu’il «n’existe pas de manuel» pour gérer une pandémie, la vice-première ministre a avoué d’emblée, mercredi, qu’il devient parfois nécessaire de procéder à «des ajustements dans le message».     

  •  ÉCOUTEZ la chronique politique provinciale et fédérale avec Antoine Robitaille et Caroline St-Hilaire avec Benoît Dutrizac :    

Les partis d'opposition bondissent

Les déclarations de MM. Dubé et Arruda ont fait bondir les partis d’opposition, qui tour à tour, ont déploré la confusion qui en résulte. 

«Avant d'envoyer la police chez des gens sans mandat, il va falloir que le gouvernement fasse une démonstration que c'est le dernier des recours», a prévenu la cheffe libérale, Dominique Anglade. 

Qui sont les hommes et les femmes derrière nos politiciens? Emmanuelle présente... un balado animé par Emmanuelle Latraverse.

De son côté. le chef parlementaire du Parti québécois, Pascal Bérubé s’est engagé fermement à combattre tout règlement ou toute législation qui permettrait aux policiers «de faire des coups de force dans les résidences des Québécois et des Québécoises». Une telle perspective serait autrement «effrayante pour notre démocratie», s'est-il inquiété. 

Le co-porte-parole de Québec solidaire, Gabriel Nadeau-Dubois, a signalé le «danger d’abus» qu’un tel pouvoir accordé aux policiers pourrait engendrer. 

Une motion présentée par le député solidaire d’Hochelaga-Maisonneuve, Alexandre Leduc, visant à demander au gouvernement d’exclure cette possibilité a plus tard été adoptée par l’Assemblée nationale. 

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