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«Nègres blancs d’Amérique»: la journaliste de la CBC perd son émission

«Nègres blancs d’Amérique»: la journaliste de la CBC perd son émission
AgenceQMI

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La journaliste vedette de la CBC Wendy Mesley, qui avait été suspendue notamment pour avoir cité le livre «Nègres blancs d’Amérique» dans une réunion, voit son émission être retirée de la grille horaire.

En entrevue au «National Post», le chef des affaires publiques de la télévision d’État, Chuck Thompson, a juré que cette décision n’était pas reliée au langage controversé qu’avait utilisé l’animatrice de «The Weekly».

«Nous avons examiné le calendrier et il a été décidé que The Weekly ne reviendrait pas à l'automne», a affirmé Chuck Thompson, qui a indiqué que Wendy Mesley était toujours à l’emploi de CBC, mais que son nouveau rôle dans la salle de rédaction n’avait pas encore été défini.

Figure bien connue des émissions d’affaires publiques dans le Canada anglais, Wendy Mesley avait été suspendue en juin dernier parce qu’elle avait prononcé le «N-Word» à deux reprises dans la dernière année.

Lors d’une réunion avant une émission spéciale dans la foulée de l’assassinat de George Floyd, elle avait prononcé ce mot, non pas de manière discriminatoire, mais pour citer un intervenant qu’elle voulait inviter en ondes.

«Je pensais qu'en utilisant le mot en référence au journalisme, je mettais en lumière le racisme anti-noir. Je réalise maintenant que j'ai fait le contraire et je suis maintenant un exemple du problème», avait-elle écrit dans la lettre d’excuse à la suite de sa suspension.

En septembre 2019, elle avait aussi utilisé ce terme controversé lors d’une rencontre d’équipe, ce qui avait choqué certains collègues autour de la table, même si, encore là, le mot n’était pas dit comme une insulte.

En effet, pendant la préparation d’une émission spéciale sur la loi 21, qui interdit à certains fonctionnaires de porter des signes religieux, Wendy Mesley avait fait référence au célèbre ouvrage «Nègres blancs d’Amérique» de l’auteur Pierre Vallières.

«J’ai passé plusieurs années à couvrir la politique au Québec et je voulais ajouter du contexte pour expliquer pourquoi la loi 21 recevait un tel appui», a-t-elle expliqué par la suite dans sa lettre d’excuse, regrettant de ne pas avoir pris au sérieux à l’époque les arguments de ses collègues qui avaient été offusqués.

Publié en 1968, «Nègres blancs d’Amérique» dresse un parallèle entre la situation des Québécois francophones à l’époque et celle des Afro-Américains.

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