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Un film coup-de-poing

La jeune actrice Kelly Dépeault crève l’écran dans La déesse des mouches à feu

Kelly Dépeault
Photo courtoisie Kelly Dépeault brille dans le drame La déesse des mouches à feu qui prendra l’affiche ce vendredi au Québec.

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En portant à l’écran le roman La déesse des mouches à feu, la réalisatrice Anaïs Barbeau-Lavalette signe un film à l’image de l’adolescence : intense, fougueux, douloureux, poignant et sans compromis.

Adapté du roman du même titre de l’auteure Geneviève Pettersen, La déesse des mouches à feu suit le destin de Catherine (Kelly Dépeault), une adolescente de 16 ans qui vit des moments difficiles à la maison depuis que ses parents (Caroline Néron et Normand D’Amour) ont entamé un houleux processus de divorce. 

Malgré sa timidité, elle tombe dans l’œil de l’un des garçons les plus populaires de son école (Antoine Desrochers), qui l’invite à se joindre à sa bande d’amis. Avec eux, Catherine plongera tête première dans ses premières expériences sexuelles et ses premiers trips de drogue.

Lumineux

Huit ans après la sortie de son drame Inch’Allah, la cinéaste Anaïs Barbeau-Lavalette revient en force au cinéma avec ce nouveau film percutant qui dépeint avec énormément de justesse le vertige de l’adolescence. 

La réalisatrice a opté pour une approche directe et frontale pour mettre en scène la descente aux enfers de cette adolescente en quête d’émotions fortes, au milieu des années 1990. Il en résulte un film déchirant et lumineux qui illustre parfaitement la beauté, la fragilité et le déséquilibre de l’adolescence. Anaïs Barbeau-Lavalette a aussi réussi à filmer avec une immense sensibilité les premiers émois amoureux et la découverte du plaisir sexuel.

Dans le rôle principal du film, la jeune Kelly Dépeault (L’Échappée) crève l’écran et joue avec un naturel renversant. Les autres jeunes acteurs du film (dont Éléonore Loiselle et Robin L’Houmeau) offrent également des performances touchantes tandis que Caroline Néron et Normand D’Amour sont criants de vérité dans les rôles des parents qui s’entredéchirent. Impossible d’ailleurs de ne pas s’émouvoir devant l’une des scènes finales du film où Catherine trouve refuge dans les bras de ses parents qui ont accepté de faire la paix pour soutenir leur fille. La déesse des mouches à feu est, sans conteste, l’un des meilleurs films québécois de l’année. 

La déesse des mouches à feu  

✭✭✭✭

Un drame d’Anaïs Barbeau-Lavalette

Avec Kelly Dépeault, Éléonore Loiselle, Caroline Néron et Normand D’Amour