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Des profs réclament l’annulation des examens ministériels de fin d’année

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Alors que des enseignants réclament un bulletin allégé cet automne, d’autres demandent aussi à Québec d’annuler les épreuves ministérielles de juin 2021.

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Une pétition, qui avait recueilli jeudi 850 signatures, circule sur les réseaux sociaux. Le Groupe des responsables en mathématique au secondaire (GRMS), qui réunit environ 400 enseignants, partage cette position. 

«Les élèves ne sont pas tous au même niveau, il y a des élèves qui sont désavantagés lorsqu’on les compare à d’autres. On vit encore plus de décalage qu’avant dans nos classes», constate son président, Guy Gervais.  

Certains élèves ont mis les bouchées doubles pendant le confinement et n’ont aucun retard. D’autres, au contraire, n’ont fait aucun trava[il] scolaire, faute de motivation, d’accès à internet ou d’ordinateur disponible à la maison. 

Et avec les cas de COVID-19 qui se multiplient dans les écoles depuis la rentrée, il est y a fort à parier que l’année scolaire en cours ne sera pas de tout repos, ajoute M. Gervais. 

«On ne sait pas ce qui s’en vient, dit-il. Est-ce qu’on va avoir le temps de remettre de l’ordre dans tout ça? S’il n’y avait plus de COVID cette année, on aurait pu se replacer. Mais là, on est dedans, on voit ce qui s’en vient. L’épreuve unique, c’est de trop.» 

Selon le plus récent bilan gouvernemental, près de 360 classes sont présentement fermées dans les écoles de la province, puisque les élèves ont dû être placés en isolement préventif. 

«Impensable»

À la Fédération des syndicats de l’enseignement (FSE-CSQ), qui représente la majorité des professeurs du réseau scolaire, on estime qu’il «serait impensable que ces épreuves soient tenues dans leur forme actuelle». 

«Si elles sont maintenues, elles devront être allégées pour la peine», affirme sa présidente, Josée Scalabrini. La «situation d’apprentissage exceptionnelle» exige une «évaluation exceptionnelle», ajoute-t-elle. 

La FSE réclame aussi des assouplissements dans l’évaluation en cours d’année, dont un premier bulletin «allégé» en novembre pour tenir compte du rattrapage à faire, une avenue qui n’a pas été écartée par le ministre de l’Éducation, Jean-François Roberge. 

Le ministre n’a toutefois pas voulu prendre position concernant la tenue des épreuves ministérielles de fin d’année, a-t-on indiqué à son cabinet jeudi en fin de journée.