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Pas d’amendes aux élèves qui ne respectent pas la distanciation

Une lettre envoyée à des parents a semé la confusion

Ian Fontaine, Léa Pelletier, Charles Michaud et Brandon Pinette, de l’école Cardinal-Roy, à Québec, estiment qu’il est difficile de bien appliquer les consignes et que les habitudes ne sont pas tout à fait ancrées. La distanciation est un élément à éclaircir, car elle n’est pas obligatoire, selon eux, comme ils sont dans le même groupe.
Photo Catherine Bouchard Ian Fontaine, Léa Pelletier, Charles Michaud et Brandon Pinette, de l’école Cardinal-Roy, à Québec, estiment qu’il est difficile de bien appliquer les consignes et que les habitudes ne sont pas tout à fait ancrées. La distanciation est un élément à éclaircir, car elle n’est pas obligatoire, selon eux, comme ils sont dans le même groupe.

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Le gouvernement Legault a rappelé à l’ordre, jeudi, un centre de services scolaire qui menaçait de remettre des constats d’infraction de 560$ aux élèves qui ne respectaient pas la distanciation sociale à l’extérieur des écoles.  

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Le Centre de services scolaire de Portneuf avait acheminé une lettre aux parents, la veille, pour les prévenir que les policiers pourraient bientôt distribuer des amendes aux élèves, en raison de la difficulté à faire respecter la règle des deux mètres à l’extérieur de ses murs.   

«Conséquemment, nous venons d’être avisés par la Sûreté du Québec que les policiers ont reçu le mandat d’émettre des constats d’infraction aux jeunes qui contreviendraient à ces règles. Le montant des amendes s’élève à 560$ pour une première infraction», est-il affirmé dans une lettre signée par la directrice générale du centre, Marie-Claude Tardif.   

La missive a été relevée par le compte Twitter «Covid Écoles Québec», puis son authenticité a été confirmée par le cabinet du ministre de l’Éducation.   

Toutefois, l’attaché de presse du ministre Jean-François Roberge assure qu’il s’agit d’une mauvaise compréhension de la part du centre de services scolaire.   

«La missive envoyée par le centre de services scolaire visait à rappeler aux parents l’importance de sensibiliser leurs enfants au respect de la distanciation, une mesure importante pour prévenir la propagation du virus dans nos écoles et dans la société en général, écrit Francis Bouchard. Il semble toutefois y avoir eu un malentendu au moment d’écrire cette lettre. Nous avons contacté la directrice générale du centre de services scolaire à cet effet, et celle-ci en convient.» 

Une lettre contenant des informations similaires a été envoyée aux parents des élèves de l'école secondaire Les Sources, située à Dollard-des-Ormeaux, lundi passé. 

Le cabinet confirme que la SQ mènera «des activités de sensibilisation auprès des jeunes dans les prochaines semaines». 

Le cabinet rappelle qu'il n'a pas été établi, jusqu'ici, que les écoles étaient des foyers d’éclosion.   

En milieu d’après-midi, jeudi, la directrice du Centre de services scolaire de Portneuf, Marie-Claude Tardif, a rectifié le tir dans un message adressé aux parents, sur la page Facebook de l’organisation.  

«En relisant la communication, force est de constater que le message n’était pas suffisamment clair et portait à confusion», a-t-elle mentionné. 

Elle a ajouté que la collaboration des parents était sollicitée pour rappeler à leurs enfants l’importance de la distanciation et que le travail des policiers dans les écoles en serait un de prévention et de sensibilisation. 

«Ceux-ci ne sont pas à donner des contraventions aux élèves. La collaboration des parents est donc essentielle pour la réussite de cette intervention», a précisé Mme Tardif. 

Des habitudes à instaurer 

Des jeunes de l'école secondaire Cardinal-Roy, rencontrés jeudi par Le Journal, ont indiqué qu'ils essaient d'appliquer les consignes du mieux qu'ils le peuvent, tout en admettant que l'habitude n'est pas encore totalement ancrée. Certains ont indiqué craindre les contraventions, si la sensibilisation ne suffit pas. 

Ian Fontaine, Léa Pelletier, Charles Michaud et Brandon Pinette, de l’école Cardinal-Roy, à Québec, estiment qu’il est difficile de bien appliquer les consignes et que les habitudes ne sont pas tout à fait ancrées. La distanciation est un élément à éclaircir, car elle n’est pas obligatoire, selon eux, comme ils sont dans le même groupe.
Photo Catherine Bouchard

«Je crains les tickets, oui. Avec les paies que je fais, je ne pourrais pas le payer», indique Léa Pelletier, élève.  

«C'est un peu difficile de bien appliquer [les règles de distanciation]», poursuit la jeune fille. 

Son camarade, Charles Michaud, indique que les mesures sont trop strictes, mais que les élèves font de leur mieux pour les respecter.  

«On a tendance à oublier», fait-il valoir. 

Plus loin, dans la cour d'école, un groupe de jeunes filles discutent, masque à la main. 

«C'est pas que c'est difficile de respecter les consignes, mais il faut s'y habituer», souligne Dorentina Hyseni. 

  • ÉCOUTEZ l'entrevue avec Sylvain Malette, président de la Fédération autonome de l'enseignement, sur QUB radio :

Sensibilisation au Saguenay

Au Saguenay, le corps policier local est intervenu dans trois écoles secondaires, mercredi, pour des attroupements de fumeurs à l'extérieur. La polyvalente de Kénogami, celle de Jonquière et celle des Grandes-Marées, à La Baie, ont reçu la visite des forces de l’ordre. 

L’opération ne visait qu’à sensibiliser les étudiants, et aucun constat n’a été remis.  

– Avec la collaboration de TVA Nouvelles

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