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Le chef des républicains au Sénat promet une «transition en bon ordre» à la Maison-Blanche

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Washington | Le chef de la majorité républicaine au Sénat américain Mitch McConnell a promis jeudi une « transition en bon ordre » après l'élection présidentielle, en réponse à Donald Trump qui avait refusé la veille de s'engager sur un transfert pacifique du pouvoir si son rival Joe Biden l'emportait. 

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«Le vainqueur de l'élection du 3 novembre sera investi le 20 janvier» comme prévu, a tweeté Mitch McConnell, un allié du président républicain. 

«Il y aura une transition en bon ordre comme tous les quatre ans depuis 1792», date de la deuxième élection présidentielle des États-Unis avec un mandat de quatre ans, a-t-il insisté.

Donald Trump s'est attiré des réactions outrées jusque dans son camp en refusant, en réponse à la question d'un journaliste, de garantir un passage sans violence du pouvoir, quel que soit le résultat de l'élection qui l'opposera au démocrate Joe Biden.

« Il va falloir que nous voyions ce qui se passe », a simplement dit Donald Trump lors d'une conférence de presse à la Maison-Blanche.

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Ces déclarations ambiguës de Donald Trump s'inscrivent dans un contexte tendu aux États-Unis à moins de six semaines de l'élection.

Actuellement en retard dans les sondages, le président républicain se plaint régulièrement des conditions d'organisation du scrutin et affirme que le vote par correspondance est source de fraudes potentielles. Cette assertion n'est pas démontrée, mais le vote par courrier devrait être beaucoup plus utilisé cette année du fait de la pandémie de COVID-19.

Joe Biden a immédiatement réagi à ces propos du milliardaire républicain qui joue régulièrement avec l'idée de ne pas reconnaître les résultats de l'élection. Il avait formulé la même menace lors du scrutin de 2016 qu'il avait remporté face à Hillary Clinton.

« Dans quel pays vivons-nous ? Je plaisante à peine. Je veux dire, dans quel pays sommes-nous ? Il dit les choses les plus irrationnelles, je ne sais pas quoi dire », a déclaré le candidat démocrate.

Le sénateur républicain Mitt Romney, qui s’oppose régulièrement au président, s’est également insurgé. 

« Le transfert pacifique du pouvoir est fondamental pour notre démocratie; sans cela, c’est le Belarus. Toute suggestion par un président qu’il puisse se soustraire à cette garantie constitutionnelle est à la fois impensable et inacceptable », a-t-il affirmé sur Twitter.