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L’effet Sonia LeBel

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Capture d'écran, TVA Nouvelles La lanceuse de relève Sonia LeBel devra mettre la gomme si elle souhaite sauver la partie.

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La première partie du mandat caquiste n’a pas assez mis en évidence la ministre Sonia LeBel. Pourtant, elle est un atout dont le gouvernement ne peut se passer. 

Contrairement à d’autres, elle nous donne l’impression d’être réellement rigoureuse et ne semble pas avoir le mauvais pli de certains de ses collègues qui blâment leurs prédécesseurs péquistes et libéraux sur tous les sujets sans reconnaître qu’ils ont hérité de la meilleure situation économique et financière au Canada. 

Depuis son entrée en fonction, nous n’avons pas assisté à des erreurs de gestion transformées, par les relations publiques, en démonstration de l’ouverture et de l’écoute envers la population. 

Sonia LeBel a l’occasion de sortir de l’ombre et de devenir le véritable visage de ce gouvernement. Elle possède la fermeté, l’ouverture et le doigté nécessaire pour mener le bateau à bon port. 

Elle devra user de tout son savoir-faire pour remettre la pâte à dent dans le tube et convaincre la population que cette nouvelle mouture du projet de loi 61 est la bonne.

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Funambule

Il est toujours difficile de naviguer entre la nécessité de développer l’économie et démontrer qu’une meilleure efficacité n’est pas toujours synonyme d’une diminution des exigences. 

Le gouvernement Legault aurait dû présenter son projet de loi en indiquant, dès le début, que des ressources supplémentaires seront embauchées pour accélérer l’analyse des dossiers et s’assurer du maintien de la qualité des évaluations. 

Si on souhaite convaincre la population que l’on peut faire plus vite en maintenant les contrôles sans donner le signal que l’on est prêt à investir pour y arriver... bonne chance ! 

La ministre LeBel devra également gérer ses relations avec ses collègues de l’opposition. En coulisse, des deux côtés de la chambre, on me dit qu’elle est très appréciée, dénuée d’un caractère revanchard, et qu’elle sait réunir autour d’objectifs communs.

Sur ce point, elle n’est certainement pas sur un fil de fer sans filet.

Deuxième tour au bâton

Comme dans une partie de baseball, la CAQ se présente pour une deuxième fois au bâton avec son projet de loi 61, et cette fois-ci, comme on dit aux jeux de hasard, les jeux sont faits et rien ne va plus ! 

François Legault, incapable de faire adopter ce projet de loi controversé en juin dernier, indiquait déjà en juillet que « si c’est nécessaire de faire un bâillon, on va le faire ». 

Pourtant, l’échec cuisant subi par le gouvernement était de sa faute et non pas de celle des dizaines de groupes qui ont dénoncé le manque de rigueur contenu dans la proposition initiale.

Avec la présentation de son projet de loi, le gouvernement a donné l’impression qu’il voulait réduire les exigences environnementales et éthiques au nom du développement économique et au profit de la réalisation de ses engagements électoraux.  

En espérant que les hautes têtes dirigeantes laisseront Mme LeBel travailler à sa manière, parce que, jusqu’à présent, elle livre la marchandise de la bonne façon.