/sports/golf
Navigation

Animé par la passion

Coup d'oeil sur cet article

Bien que les dieux du golf l’aient choyé sur les allées, ils n’ont rien pu faire devant la maladie. « Le crabe » a mis un frein à la carrière d’André Gagné il y a près de sept ans.

• À lire aussi: L’étoile de la côte de Boischatel

• À lire aussi: Légende bien vivante

Un vilain cancer de la vessie lui a aussi coûté un rein l’an dernier. Dans ses 27 traitements de chimiothérapie qui se sont écoulés sur plusieurs mois de 2013 à 2014, le golfeur n’a pas délaissé sa passion. Diminué certes, il a tapoché la petite balle blanche afin de passer au travers de la maladie. C’était l’un de ses moyens pour évacuer le stress et l’anxiété. 

Compétiteur dans l’âme, il a affronté la maladie comme il s’élançait dans les championnats. Il a même participé à quelques tournois avant de finalement tirer sa révérence de la compétition provinciale. Il voulait ainsi éliminer les sources de stress supplémentaires.

Source d’inspiration

« C’est un ami qui est chirurgien qui m’avait fait voir le bon côté des choses après le coup de massue reçue sur la tête. Il m’avait rappelé que j’étais un gagnant et que je trouverais la force nécessaire pour guérir. 

« Même avec une sonde, le poteau à soluté et une jaquette, j’aurais joué quand même », rigole l’homme qui est en rémission. Attentif à sa santé, il fait tout en son pouvoir pour que ce crabe ne l’attaque pas à nouveau. 

En plus de veiller sur sa conjointe Marthe qui a également traversé une épreuve difficile en 2019, aussi frappée par le cancer, il se tient occupé. Il joue plusieurs rondes par semaine et s’implique dans divers comités. Son bagage de dessinateur, de designer de parcours et ses performances sur les parcours du pays valent de l’or quand vient le moment de réaliser de nouveaux projets. 

« Les passions sont tellement importantes dans la vie, rappelle celui qui signe encore des cartes bien inférieures à son âge. On est toujours rattaché à ça.»

Et en multipliant ses présences sur les allées, il envoie un message clair à ses compagnons.
« Ça permet de prouver aux gens qu’il peut y avoir de l’espoir. Je crois que ça peut servir aux autres. Il faut être positif dans le désarroi. »

Une mission accomplie puisqu’il est une source d’inspiration dans sa communauté golfique du Royal Québec.