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Confiance retrouvée

Un premier tournoi du Grand Chelem pour Eugenie Bouchard en 2020

TENNIS-NZL-WTA
Photo d'archives Eugenie Bouchard a retrouvé sa confiance et le sourire comme celui qu’elle affichait à la classique hivernale d’Auckland en Nouvelle-Zélande en janvier dernier.

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Eugenie Bouchard n’a pas caché son étonnement quand elle a reçu un appel de l’entraîneur Sylvain Bruneau lui annonçant qu’elle avait obtenu un laissez-passer pour les Internationaux de France.

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Cette place inespérée au tableau principal, fruit d’une entente entre Tennis Canada et la Fédération française de tennis, lui vaut une première participation dans un tournoi du Grand Chelem en 2020.

« Honnêtement, j’ai été estomaquée d’apprendre cette nouvelle, a indiqué la Québécoise de 26 ans dans une récente entrevue accordée à TSN. Je ne m’y attendais pas. »

Dès dimanche

Bouchard fait partie de six représentants de l’unifolié présents à Paris, quoiqu’elle sera la seule parmi ses compatriotes à jouer aujourd’hui à l’occasion de la première journée de compétition.

Elle affrontera la Russe Anna Kalinskaya, de cinq ans sa cadette et classée 108e à la WTA. La rencontre, qui devrait s’amorcer en début d’après-midi, heure de l’Est, sera la dernière de quatre disputées sur le court numéro 7.

Forte d’une participation en finale du tournoi d’Istanbul récemment, non sans avoir franchi la douloureuse étape des qualifications, Bouchard aborde sa rentrée à Paris avec optimisme.

« J’ai disputé beaucoup de matchs récemment, a-t-elle expliqué. Plus de huit, en comptant un affrontement en double, en une semaine. Je ne me souviens pas d’avoir joué autant en si peu de temps. C’est bon pour la confiance. J’avais besoin de bons résultats. Passer de la 330e à la 167e place au classement est rassurant. »

Bien entourée

Bouchard avoue avoir mis les bouchées doubles pour améliorer son sort.

« Je me suis entraînée avec acharnement pendant la longue pause, surtout au gymnase, et ça m’a beaucoup aidée, a-t-elle ajouté. Je n’ai jamais été aussi en forme de ma vie. »

Maintenant associée à l’entraîneur australien Tim Blenkiron, qui l’accompagne à Paris, Bouchard reconnaît aussi que la présence dans son entourage de Rennae Stubbs a eu un effet bénéfique.

« J’adore Rennae, a-t-elle raconté. Elle apporte une bonne dose d’énergie. Son expérience non seulement à titre d’ancienne joueuse, mais aussi d’entraîneuse et de commentatrice [au réseau ESPN], est un atout pour moi.

« Le fait qu’elle soit une femme représente aussi un avantage. Elles sont peu nombreuses dans le monde du tennis à occuper un rôle d’entraîneuse. Rennae comprend davantage le côté émotionnel et elle a beaucoup de connaissances.»

Bouchard n’a pas cette réputation de rester fidèle bien longtemps avec sa garde rapprochée.

« Aujourd’hui, je travaille avec les bonnes personnes », a-t-elle conclu. 

Tâche ardue pour Fernandez

Leylah Annie Fernandez, elle, n’a pas eu à obtenir une invitation pour accéder au tableau principal. Elle a mérité sa place sur la force de son 100e échelon mondial.

La Montréalaise en sera à une troisième participation dans un tournoi majeur, mais à sa première dans la Ville lumière. Chez les rangs professionnels, on s’entend.

« J’ai de bons souvenirs de Paris, a-t-elle déclaré. J’ai atteint la ronde demi-finale en 2018 chez les juniors et remporté le championnat l’an dernier. Mon but, c’est de me rendre à la deuxième semaine de compétition. »

Mais la tâche ne sera pas facile pour la Canadienne de 18 ans puisqu’elle affrontera une tête de série (31e) dès le tour initial, la Polonaise Magda Linette, 36e mondiale.

« Nous nous sommes entraînées à quelques reprises ensemble en Floride, a raconté Fernandez. Ça m’a permis de la connaître davantage. Mon jeu sur la terre battue s’améliore constamment et je vais tout donner.