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Défi de taille pour les 49ers

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Photo AFP La blessure de Nick Bosa, qui a été élu recrue défensive de l’année dans la NFL en 2019, pourrait venir contrecarrer les plans d’excellence des 49ers.

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Les 49ers semblent être la plus récente équipe à être frappée par la fameuse guigne du lendemain du Super Bowl. Les blessures ravagent les troupes et pour maintenir son statut de puissance dans la conférence nationale, la bande de Kyle Shanahan devra réaliser quelques miracles en période trouble.

Se remettre d’un lendemain du Super Bowl, c’est souvent bien pire qu’un lendemain de veille.

La preuve, c’est que seulement huit équipes dans l’histoire qui ont été vaincues au match ultime s’y sont retrouvées de nouveau la saison suivante. Pire encore, deux des quatre derniers finalistes défaits n’ont même pas obtenu leur billet pour les séries l’année suivante. Avant même que la malchance ne s’acharne sur eux en ce début de saison, les 49ers héritaient donc d’une commande colossale.

Puis, les blessures ont frappé des joueurs clés comme l’ailier rapproché George Kittle, l’ailier espacé Deebo Samuel, le centre Weston Richburg, le secondeur Dee Ford et le demi de coin Richard Sherman.

Dimanche dernier, le quart-arrière Jimmy Garoppolo, les porteurs de ballon Raheem Mostert et Tevin Coleman, ainsi que les joueurs de ligne défensive Nick Bosa et Solomon Thomas sont tombés à leur tour dans l’hécatombe.

Expérience et profondeur

Malgré les apparences, les 49ers ne sont pas condamnés. La bonne nouvelle, c’est que Garoppolo ne devrait pas rater trop d’action. Kittle, Samuel et Sherman se rapprochent aussi d’un retour.

En relève à Garoppolo, les 49ers peuvent miser sur Nick Mullens, un réserviste qui, sans être extraordinaire, possède au moins un bagage minimal. En 2018, il a amorcé huit matchs, maintenant une fiche respectable de 3-5, avec 13 touchés, 10 interceptions et 64,2 % de passes complétées.

Pour Mostert et Coleman, ce n’est évidemment pas l’idéal, mais le système offensif de Kyle Shanahan est très favorable aux porteurs de ballon, peu importe leur statut ou leur expérience. Jerick McKinnon et Jeff Wilson peuvent frapper en relève temporairement sans que les Niners en souffrent trop.

Voilà qui risque même de rappeler de savoureux souvenirs du paternel, Mike Shanahan, qui n’avait qu’à insérer n’importe quel individu dans son champ-arrière pour en faire une vedette instantanée... et éphémère !

GROS OBSTACLES

Là où ça fait cruellement mal, c’est la blessure qui a mis fin à la saison de Nick Bosa et, dans une bien moindre mesure, à celle de Solomon Thomas.

Les Niners sont construits pour être une puissance sur la ligne défensive et Bosa est de la catégorie des joueurs irremplaçables. L’équipe a mis sous contrat le vétéran Ziggy Ansah pour panser la plaie, mais il n’aura pas l’ombre de l’impact de Bosa. Le plaqueur recrue Javon Kinlaw, choix de première ronde, se retrouvera vite dans une position où il devra éclore avant le temps.

Pour l’instant, le calendrier fait une fleur aux 49ers. Les matchs à venir face aux Giants, Eagles et Dolphins sont prenables malgré leur alignement ravagé et ne doivent être échappés sous aucun prétexte.

C’est par la suite que ça se gâte. De la semaine 6 à la semaine 13, ils seront opposés aux Rams à deux reprises, en plus des Patriots, Seahawks, Packers, Saints et Bills. Difficile d’oublier, par-dessus tout, que les 49ers ouvrent dans la meilleure division de la NFL, avec trois équipes (Rams, Seahawks et Cardinals) qui connaissent des départs parfaits.

Non, ce n’est pas de la petite bière, ce lendemain de veille ! 

5 points à surveiller 

Des attaques en feu

En cette saison de pandémie avant laquelle les équipes n’ont eu que peu de temps pour s’entraîner sur le terrain, c’est clairement l’offensive qui semble gagner au change. Jusqu’ici, 1611 points ont été inscrits dans les deux premières semaines, ce qui bat la marque de 1556 établie en 2012. Avant le match de jeudi soir, pas moins de 186 touchés ont été marqués, ce qui éclipse le record de 174 qui prévalait depuis 2018. Pas le temps de se lever pour courir à la salle de bain !

Les frères Watt

Depuis 1927, seulement trois trios de frères se sont retrouvés dans un même match de la NFL. L’an passé, les frères Tremaine, Terrell et Trey Edmunds avaient pris part au duel opposant les Bills aux Steelers. En 1927, les frérots Joe, Cobb et Bill Rooney avaient été les premiers à vivre ce fait rare, eux qui s’alignaient pour les Eskimos de Duluth. Aujourd’hui, l’ailier défensif des Texans JJ Watt affrontera ses frères TJ et Derek, évoluant respectivement comme secondeur et centre-arrière pour les Steelers.

D’Ouest en Est

La croyance populaire veut que les équipes de la côte Ouest américaine en bavent lorsque vient le temps d’aller jouer à l’autre bout du pays. Ce n’est pas le cas récemment. Cette saison, les clubs de l’Ouest montrent un dossier de 5-0 lorsqu’ils évoluent dans le fuseau horaire de l’Est. Depuis la saison dernière, en incluant les matchs de séries, la fiche des équipes de l’Ouest est de 20-4 lorsqu’elles traversent le pays.

Rivers et le club des 400

Le vétéran quart-arrière des Colts, Philip Rivers, affiche 399 passes de touché au compteur dans sa carrière, en saison régulière. S’il en ajoute une aujourd’hui face aux Jets, il rejoindra le club sélect des quarts-arrières ayant décoché 400 passes de touchés. Seuls Drew Brees (550), Tom Brady (544), Peyton Manning (539), Brett Favre (508) et Dan Marino (420) ont franchi ce cap.

Duel de « MVP »

En 2018, Patrick Mahomes, des Chiefs, remportait le titre de joueur le plus utile dans la NFL. L’an dernier, c’est Lamar Jackson, des Ravens, qui lui a succédé. Il s’agira du premier affrontement de l’histoire entre deux quarts-arrières qui ont été lauréats du plus grand honneur avant l’âge de 26 ans. Face aux Ravens, Mahomes montre un dossier de 2-0 avec 751 verges, cinq passes de touché et une interception. Jackson est à 0-2 avec 414 verges, deux touchés et aucune interception, en plus de 113 verges au sol.