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Un CHSLD épargné est frappé par 18 cas

Jusqu’à maintenant, l’établissement de Laval s’en sortait plutôt bien, avec seulement neuf infections en six mois

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Un CHSLD de Laval qui s’en était relativement bien sorti lors de la première vague de COVID-19 a été frappé de plein fouet par une éclosion samedi, dénombrant maintenant près d’une vingtaine de cas entre ses murs.

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« C’est difficile d’identifier la source pour l’instant [...] Mais ce qui est important, c’est de réagir le plus rapidement possible, dès qu’on a un cas, pour protéger notre main-d’œuvre et nos résidents », indique Geneviève Goudreault, directrice générale adjointe du Centre intégré de la Santé et des services sociaux (CISSS) de Laval. 

Ssmedi, le CHSLD Idola-Saint-Jean faisait état d’une importante éclosion de onze cas de COVID-19 au sein de ses résidents ainsi que sept cas parmi les membres de son personnel dans les derniers jours. Cette éclosion a rappelé de douloureux souvenirs aux employés. 

« Onze, c’est plus de patients touchés que le total en six mois. C’est un choc. On est passé d’une zone verte à une zone rouge en même pas 24 heures. Après toutes les histoires d’horreur de la première vague, [les employés] ne veulent pas revivre ça. Ça a été beaucoup d’émotion, beaucoup de stress », se désole Katie Chamberland-Langlois, déléguée syndicale des travailleuses et travailleurs du CISSS de Laval-CSN.

Le centre d’hébergement de près de 200 personnes avait déclaré seulement neuf infecions, dont trois sont décédés, le printemps dernier, au plus fort de la pandémie. Le CISSS de Laval considère que l’éclosion est contrôlée, même si on exclut pas de nouveaux cas. 

Crainte de manquer de bras

Alors que la deuxième vague commence à déferler, le CHSLD s’est empressé de faire passer des tests aux résidents du rez-de-chaussée et tous les employés en apprenant l’existence d’un nouveau cas positif lundi. 

Les autres unités devraient être dépistées demain, précise Mme Goudreault. Dans l’attente des résultats de leur test, certains préposés qui ne présentent aucun symptôme continuent quand même de travailler, pour pallier le manque de main-d’œuvre. 

« Après la sécurité, la main-d’œuvre, c’est une de nos grandes préoccupations pour l’instant, 

dit-elle en invitant la population à venir prêter main-forte en CHSLD. On est toujours à la recherche de personnel, parce que quand surviennent des éclosions, on doit s’assurer d’avoir tout le personnel requis pour donner les soins. »

Selon Caroline Quach-Thanh, pédiatre, microbiologiste-infectiologue, il est normal qu’un préposé aux bénéficiaires ne soit pas retiré de son milieu de travail dans l’attente d’un résultat, s’il ne présente pas de symptômes. 

« Il faut séparer les choses. On retire les gens s’ils ont été en contact avec un cas sans leur équipement de protection individuelle. Autrement, un test n’entraîne pas nécessairement un retrait du personnel », explique-t-elle. 

Apprendre la nouvelle à la télévision

Si le CISSS assure que les familles ont été avisées, Céline Bolduc, qui habite en face de la résidence pour personnes âgées, déplore d’avoir appris la nouvelle de l’éclosion à la télévision même si sa mère loge au quatrième étage. 

« Ce n’est peut-être pas à son étage, mais j’aurais aimé le savoir quand même. Avec ce qu’on a vécu au printemps, on convient que les personnes âgées sont plus à risque. On ne veut pas que tout ferme, et que nos parents meurent seuls, comme les autres, dit-elle, la voix brisée par l’émotion. C’est nos parents qui sont là, c’est ma mère. »

- Avec la collaboration d’Erika Aubin

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