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La déesse des mouches à feu: Kelly Dépeault prend son envol

Kelly Dépeault
Photo courtoisie Kelly Dépeault dans une scène du film La déesse des mouches à feu.

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En portant à l’écran le roman La déesse des mouches à feu, la réalisatrice Anaïs Barbeau-Lavalette savait que le succès de son film reposerait en grande partie sur le choix de sa jeune actrice principale. Force est de constater qu’elle a eu la main heureuse en confiant le rôle à Kelly Dépeault.

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En effet, la jeune actrice de 18 ans crève l’écran sous les traits du personnage central du film, Catherine, une adolescente de 16 ans qui vit ses premières expériences de drogue et de sexe alors que ses parents amorcent un houleux processus de divorce. 

Le rôle de Kelly Dépeault est si important qu’elle apparaît dans toutes les scènes du film. Une grosse commande pour une jeune actrice qui, malgré son expérience au petit écran (dans la télésérie L’Échappée), n’avait encore jamais joué au cinéma. L’importance du défi ne l’a toutefois pas impressionnée : 

« J’ai foncé parce que j’étais prête à le faire et j’avais envie de le faire. Je ne me suis pas posé de questions », confie Kelly Dépeault en entrevue au Journal.

Consciente qu’elle en demandait beaucoup à sa jeune actrice, Anaïs Barbeau-Lavalette a passé beaucoup de temps avec elle avant et pendant le tournage du film pour s’assurer de bien l’encadrer. Kelly Dépeault dit d’ailleurs avoir développé une relation fusionnelle avec la réalisatrice de Inch’Allah et Le ring.

« On était connectées l’une à l’autre tout au long du tournage, relate Kelly Dépeault. Anaïs a tout de suite compris ma façon de m’exprimer avec mes yeux. Elle et moi, on se comprenait tout de suite sans avoir à se parler. Je savais tout de suite ce qu’elle voulait. C’était comme s’il y avait un cordon ombilical qui nous reliait en dessous du sol. Parfois, j’étais à l’autre bout de la pièce et j’avais juste à la regarder pour comprendre ce qu’elle pensait et ce qu’elle voulait que je fasse. Anaïs regarde l’humain avant l’acteur et ça, c’est énormément gratifiant et sécurisant. »

Une chimie a aussi été créée avant le début du tournage entre Kelly Dépeault et les autres jeunes acteurs qui jouent les amis de Catherine dans le film. Afin de développer entre eux un sentiment de gang, Anaïs Barbeau-Lavalette les a invités à passer quelques jours tous ensemble dans un chalet.

« C’est Anaïs qui a eu cette idée et on est tous embarqués là-dedans naturellement, explique Kelly Dépeault. C’était vraiment le fun parce qu’on a pu créer des vrais liens entre nous. Le fait de mieux se connaître nous a permis d’être plus naturels pendant le tournage. » 

Génération 1990

L’autrice Geneviève Pettersen s’est inspirée de son adolescence pour écrire le roman La déesse des mouches à feu. L’histoire se déroule donc à Chicoutimi, au milieu des années 1990, et le personnage de Catherine tripe sur la musique grunge, le film Pulp Fiction et le roman culte Moi, Christiane F., 13 ans, droguée, prostituée... 

Née au début des années 2000, Kelly Dépeault ne connaissait évidemment pas grand-chose sur la culture pop des années 1990.

« J’avais déjà vu Pulp Fiction, mais comme je n’ai pas vécu dans ces années-là, je ne connaissais pas la plupart des références qui sont dans le film », admet la jeune actrice.

« Mais pour moi, le plus important était de travailler sur les énergies et les sentiments humains. L’adolescence s’adapte aux différentes générations et aux modes et aux courants de chaque époque. Mais à l’intérieur, les sentiments et les questionnements demeurent les mêmes pour tous les adolescents. En plus, je trouvais rafraîchissant de faire un film sur l’adolescence où il n’y a pas de réseaux sociaux et où c’est juste du vrai. »


La déesse des mouches à feu, à l’affiche depuis hier.