/sports/hockey
Navigation

Le destin du côté de Pat Maroon?

Il pourrait remporter une deuxième coupe Stanley de suite avec deux équipes

HKN-HKO-SPO-2020-NHL-STANLEY-CUP-FINAL---GAME-TWO
Photo AFP Pat Maroon connaît son rôle avec le Lightning : se placer devant le gardien adverse, comme a pu le constater Anton Khudobin pendant la finale de la Coupe Stanley.

Coup d'oeil sur cet article

EDMONTON |  Être au bon endroit au bon moment. C’est souvent de cette façon qu’Henri Richard faisait dévier le sujet lorsqu’on lui parlait de ses 11 coupes Stanley dans l’uniforme du Canadien. Évidemment, l’exploit est loin d’être le même. De toute façon, on ne verra plus jamais un athlète soulever autant de fois le précieux trophée. Toutefois, Patrick Maroon pourrait se retrouver au sein d’un groupe plutôt restreint.

Advenant une victoire du Lightning, l’attaquant de 32 ans deviendrait le septième joueur à graver son nom sur la coupe Stanley deux saisons de suite en ayant porté les couleurs de deux formations.

Une autre façon d’être à la bonne place au bon moment pour celui qui a participé à la conquête des Blues de St. Louis, avec qui il s’était également joint à titre de joueur autonome, en juin 2019.

« Je vis un rêve. J’ai eu la chance de faire partie de très bonnes équipes depuis le début de ma carrière», a indiqué l’Américain hier, à quelques heures de la cinquième rencontre de la série ultime face aux Stars de Dallas. 

« C’est ma deuxième présence en finale de la Coupe Stanley, ma deuxième occasion de gagner ce trophée. Il y a des joueurs qui passent 15 ans dans cette ligue et qui ont peut-être une seule chance de le gagner », a-t-il poursuivi.

Conscient de son rôle

Ce qu’il y a de particulier dans le cas de Maroon, c’est qu’on parle principalement d’un joueur de soutien. Joueur autonome sans restriction à la fin des séries 2019, il a dû attendre jusqu’à la fin d’août pour obtenir un nouveau contrat. 

Lorsque Julien BriseBois l’a embauché, c’était pour apporter la dimension physique qui faisait cruellement défaut au sein de sa formation. Utilisé un peu plus de 12 minutes par rencontre en moyenne, Maroon est souvent invité à placer sa grosse charpente devant le gardien adverse lors des supériorités numériques du Lightning.

Vendredi soir, c’est justement là qu’il se trouvait quand Kevin Shattenkirk a donné la victoire aux Floridiens en prolongation, alors que Jamie Benn se trouvait au cachot.

« Ça fait partie de ma philosophie de donner des rôles aux joueurs et de m’assurer qu’ils comprennent quelle est leur contribution à l’équipe. Pat connaît son rôle. Il sait quel temps de jeu il obtiendra, a décrit Jon Cooper. C’est un excellent coéquipier. Il a du caractère et c’est tout un numéro ! »

Calme et posé

Seul gagnant de la coupe Stanley au sein de cette équipe, Maroon refuse de reconnaître son ascendance sur le vestiaire du Lightning.

« Plusieurs joueurs ici ont déjà atteint la finale et ont participé à quelques finales d’association », a-t-il plaidé à ce propos.

Bien que Maroon n’ait pas tort (le noyau du groupe s’étant incliné lors de la finale de 2015 est encore là), ses coéquipiers lui vouent beaucoup de respect.

« Quand il parle, tous les gars l’écoutent, a soutenu Yanni Gourde, plus tôt au cours de cette finale. Il amène beaucoup de leadership dans ce vestiaire et il sait ramener tout le monde au calme quand on en a besoin. L’expérience qu’il a acquise l’an dernier nous aide énormément. »

2 COUPES, 2 VILLES, 2 SAISONS CONSÉCUTIVES 

  • *Cory Stillman 2004 (Tampa Bay) 2006 (Caroline) 
  • Claude Lemieux 1995 (New Jersey) 1996 (Colorado) 
  • Al Arbour 1961 (Chicago) 1962 (Toronto) 
  • Ed Litzenberger 1961 (Chicago) 1962 (Toronto) 
  • Ab McDonald 1960 (Montréal) 1961 (Chicago) 
  • Lionel Conacher 1934 (Chicago) 1935 (Maroons) 
  • Eddie Gerard 1922 (St. Pats) 1923 (Senators) 
  • Eddie Gerard 1921 (Senators) 1922 (St. Pats)  

* Il n’y a pas eu de saison en 2005