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Natation artistique: motivation renouvelée en vue des Jeux de Tokyo

Finalement réuni à l’Institut national du sport du Québec

Le groupe d’entraînement olympique de natation artistique est finalement réuni depuis la semaine dernière à l’Institut national du sport du Québec.
Photo d'archives AFP Le groupe d’entraînement olympique de natation artistique est finalement réuni depuis la semaine dernière à l’Institut national du sport du Québec.

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(Sportcom) Le groupe d’entraînement olympique de natation artistique est finalement réuni depuis la semaine dernière à l’Institut national du sport du Québec. Pas moins de 18 nageuses peuvent enfin s’entraîner ensemble au quotidien dans la même piscine, en gardant la distanciation physique.

L’arrivée de six nageuses de la prochaine génération amène de nouvelles possibilités, assure l’olympienne Jacqueline Simoneau, à l’entraînement à l’INS Québec depuis sa réouverture.

«À 18, nous avons assez de filles pour deux équipes. C’est vraiment super pour l’entraînement d’avoir deux équipes qui s’entraînent côte à côte», dit-elle.

En moins d’une semaine, la cohésion au sein du groupe est revenue rapidement et le retour a insufflé une nouvelle dose de motivation à la formation.

«En général, je pense que c’est une atmosphère plus positive. De nouvelles filles arrivent. Elles veulent pousser au maximum et s’améliorer. Ça amène une dynamique différente», ajoute Andrée-Anne Côté, laquelle vise une première participation aux Jeux olympiques, l’été prochain, à Tokyo.

Le Canada a qualifié sa place pour ces Jeux, mais la sélection des athlètes qui composeront l’équipe n’a pas été annoncée.

«La nouvelle normalité»

L’autre nouveauté à la piscine est bien sûr l’adaptation aux mesures mises en place contre la propagation de la COVID-19.

«Le plan est bien planifié autour de la distanciation. Dans nos équipes, la nouvelle normalité pour nous est d’être à deux mètres de la personne à côté de soi et ça se fait quand même naturellement», souligne Simoneau.

«Dans l’eau, nous avons un temps limité de 30 min durant la journée où l’on peut être plus rapprochées. On essaie de l’utiliser le plus possible», dit Côté.

Cette dernière explique de quelle façon les nageuses tentent d’ajouter un peu de temps à cette limite de façon sécuritaire.

«On part à deux mètres, on retient notre souffle et on se rassemble sous l’eau, où on a le droit d’être proches, évidemment. Une fois qu’on a fini, on s’éloigne.»

Un effet inestimable

Simoneau assure que l’équipe d’encadrement a réfléchi pour que le retour se fasse en tenant compte de l’aspect physique et de l’aspect mental. La relance a été un succès jusqu’ici.

Voir toute l’équipe réunie sur son lieu d’entraînement a certainement eu un effet inestimable pour les nageuses, qui peuvent finalement pratiquer leur «vrai sport».

«On était au bord de la piscine et on avait une réunion avec les entraîneurs, se rappelle Côté. Juste de voir les filles assises ensemble, pour moi, ç’a été un moment où on a pu se dire “okay, on repart!”.»