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Préparer un nouveau site à chevreuil

0926 Chronique Campeau
Photo courtoisie En mettant le temps et les efforts nécessaires, vous pouvez, vous aussi, déjouer de beaux mâles matures comme ceux prélevés dans la réserve faunique de Papineau-Labelle.

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La fièvre de la chasse au cerf de Virginie commence à se faire sentir auprès des 130 000 adeptes.

Comme pour plusieurs autres activités de prélèvement de gibier, les préparatifs et les connaissances acquises sur le terrain sont souvent la clef de la solution.

Bon nombre d’adeptes sont toujours à la recherche de sites giboyeux reconnus pour abriter de gros spécimens, comme à la réserve faunique de Papineau-Labelle.

Le technicien de la faune de cette Sépaq, Érik Constant, s’entretient chaque automne avec de nombreux clients qui tenteront leur chance sur un nouveau territoire attribué lors du tirage au sort ou après des réservations tardives découlant d’annulations ou de places vacantes. Voici quelques judicieux conseils qu’il prodigue à ces passionnés afin de les guider dans leurs démarches pour attraper un beau cervidé :

Analyse

La première étape consiste à procéder à une minutieuse analyse de votre territoire avec les cartes de la réserve faunique, avec Google Earth ou avec SIG web forêt ouverte. « Cette étude primordiale vous aidera à cibler les endroits propices comme les entonnoirs naturels, les zones de transitions forestières, les marécages, etc. De plus, tous les chefs de groupe reçoivent un relevé cartographique indiquant les points d’abattage des trois dernières années. Il s’agit là de précieux indices qui vous aideront à vous y retrouver », expliquait le spécialiste interrogé.

Connaître son Territoire

Lors de votre première visite sur votre territoire, tentez de localiser les accès et les secteurs ciblés sur vos cartes ainsi que des endroits prometteurs tels des croisées de sentiers, des bordures de swamps, des signes évidents de la présence du gibier, etc. Mémorisez le positionnement GPS des emplacements intéressants et installez quelques caméras-espionnes qui vous permettront d’évaluer sommairement le potentiel du cheptel.

Lors d’une deuxième prospection, examinez les clichés enregistrés par vos caméras et repositionnez-les au besoin à proximité de meilleurs habitats. Si la chasse à l’orignal est terminée, profitez-en pour appâter les emplacements intéressants en vous servant de pommes et de carottes. Procédez à l’analyse des vents et de vos positionnements en fonction de ceux-ci. Lors de vos recherches, notez aussi quelques endroits où vous pourrez vous dégourdir les jambes et faire de la chasse fine quand il pleuvra.

Si vous le pouvez, une fois par semaine jusqu’à la date fatidique, revenez sur place afin de visionner les caméras et d’alimenter les sites avec des appâts. Quelques jours avant votre venue, procédez à l’installation des tentes ou des miradors qui vous aideront à vous

fondre dans le décor. Assurez-vous d’avoir quelques emplacements supplémentaires au cas où le vent ne vous permettrait pas d’accéder à un spot sans dévoiler votre présence.

Terrain de jeu

La réserve de Papineau-Labelle s’étend sur plus de 1628 km2 soit plus de trois fois la superficie totale de l’île de Montréal. Elle est subdivisée en 68 secteurs d’une taille allant de 10 à 40 km2.

« Il ne s’agit pas d’une zone où un passionné peut s’attendre à voir des dizaines et des dizaines de femelles par jour ainsi que de nombreux bucks. Il s’agit plutôt d’un secteur où les gros fantômes de la forêt sortent à l’occasion si vous avez pris les précautions nécessaires », précisait Michel Charbonneau, un expert qui fréquente l’endroit depuis plus de 20 ans et qui compte de nombreux mâles matures à son actif. Contrairement aux divers secteurs publics où il y a des multiples périodes de chasse en fonction des engins utilisés, dans cet éden qui se démarque pour abriter de gros reproducteurs coiffés d’immense panache, il n’y a qu’une seule plage horaire qui s’étend du 2 au 21 novembre, et ce, peu importe que vous souhaitiez chasser à l’arc, à l’arbalète, à la poudre noire ou autres. La clientèle peut opter pour des forfaits de 5,5, 7,5 et de 9,5 jours de chasse. Ce qui est fort intéressant, c’est qu’un maximum de trois groupes peut exploiter une zone. Il y en a même où seulement un ou deux groupes pourront s’y rendre tout au long de la saison.

Christian Lavoie, le responsable des services à l’accueil et son équipe ont mis sur pied plusieurs plans de chasse, tels des territoires exclusifs avec dates flexibles, des secteurs pour des mini groupes de deux personnes en chalet, des spéciaux familiaux et de dernière minute, des séjours en camping, des combinés simultanés cerf/ours ou cerf/orignal, etc.

Précautions

Selon le responsable des opérations sur le terrain, Joé Bélanger, « il est important de se rappeler que certains adeptes font beaucoup d’effort, en faisant toutefois fi de certains détails qui peuvent complètement ruiner leur succès de chasse, comme l’ajustement de leur arme, l’utilisation des mêmes cartouches qu’au champ de tir, le positionnement des caches à au moins 100 mètres de distance des appâts ou d’un endroit fréquenté par les cervidés, l’élimination de vos odeurs corporelles, etc. »


► Pour en savoir plus, visitez le site sepaq.com/rf/pal ou composez le 819 454-2011, poste 24.

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