/news/society
Navigation

Violence conjugale: protégée avant qu’un crime ne soit commis

Coup d'oeil sur cet article

La clinique juridique Juripop a récemment obtenu une ordonnance civile de protection dans un cas de violence conjugale et ouvre ainsi la voie à l’aide envers les victimes. 

«L’ordonnance civile de protection est un recours qui permet d’assurer la sécurité et la protection d’une personne qui est victime de violence conjugale, mais qui n’est pas rendue au processus de porter plainte à la police en partie parce qu’aucun acte criminel n’a été commis», explique Me Justine Fortin, avocate spécialisée en droit de la famille à la clinique Juripop, en entrevue à LCN.

«C’est tout aussi grave que si on était dans un contexte d’acte criminel», nuance cependant la spécialiste. Dans le cas présent, «aucune plainte n’avait été déposée à la police et [il n’y avait] aucun motif de déposer une plainte par ailleurs», poursuit-elle. 

Le cas précis de l’obtention de ce recours concerne une femme en instance de divorce aux prises avec une «dynamique de violence conjugale bien intégrée au sein de la cellule familiale depuis des années», pour reprendre les propos de Me Fortin.

Les ordonnances obtenues devant le tribunal ont ainsi permis aux avocats dans le dossier d’interdire à l’ex-partenaire de se rendre sur les lieux de travail de la femme et de se présenter à sa résidence en plus de lui ordonner de remettre ses armes aux autorités. 

«On espère que l’ordonnance sera respectée. Dans le cas contraire, on devra faire une procédure en outrage au tribunal», ajoute Me Fortin. 

L'entrevue intégrale avec l'avocate spécialisée en droit de la famille se trouve en haut de page.