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«Une question de vie ou de mort» — Corey Perry

Corey Perry a inscrit le but vainqueur du match #5.
Photo AFP Corey Perry a inscrit le but vainqueur du match #5.

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EDMONTON | On croyait bien que les Stars étaient cuits. Puisqu’ils étaient incapables de générer la moindre attaque au cours de la première période de prolongation, on pensait bien que ce n’était qu’une question de temps avant que Gary Bettman ne se pointe au centre du Rogers Place d’Edmonton avec la coupe Stanley.

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«Nous n’avions pas la bonne mentalité lors de la première période de prolongation. Tu ne peux pas avoir peur de perdre. Et nous jouions de cette façon, a insisté Rick Bowness. Tu dois jouer pour gagner. Nous l’avons fait en deuxième prolongation.»

Corey Perry avec son deuxième but de la soirée, son troisième en deux matchs, a finalement permis aux Stars de survivre. L’attaquant a fermé les livres à l’aide de son neuvième tir du match. Pas mal pour un petit vieux de 35 ans appelé à jouer en prolongation pour la deuxième fois en 24 heures.

«C’est la finale de la Coupe Stanley. C’était une question de vie ou de mort, a déclaré Perry, à propos de l’énergie qui l’habitait toujours. Notre jeu d’équipe était bon. Nous nous battions. J’ai marqué le but vainqueur, mais ça aurait pu venir de n’importe qui au sein de notre équipe.»

Résultat décevant

On s’attendait surtout à ce que ce soit n’importe qui... du côté du Lightning. Les hommes de Jon Cooper ont littéralement passé les 20 premières minutes de la prolongation en territoire des Stars. 

«Ce n’est pas le résultat que nous voulions, mais nous savions que cette série était pour être difficile. Nous avons eu nos chances en prolongation. Ce n’était pas notre soirée», a déclaré Victor Hedman, joueur le plus occupé du Lightning avec un temps d’utilisation de 36 min et 03 s.

«Nous avons assez bien joué pour gagner. Mais nous n’avons pas réussi, a mentionné Cooper. Nous ne pouvons pas être trop déçus. Quand tu perds en séries, tu es toujours déçu. C’est normal. Mais nous savons comment y répondre.»

Des sacrifices et de la passion

Les Floridiens ont mis Anton Khudobin à l’épreuve à 11 occasions au cours des deux périodes de prolongation. C’est sans compter les tirs bloqués et ceux qui ont raté la cible. 

«Bloquer des tirs, nous avons fait ça toute l’année, et en séries. Dans les situations désespérées, les gars se placent dans la ligne de tir. Nous voulons gagner nos matchs. Parfois, c’est un gros jeu défensif qui te permet de gagner», a lancé Joe Pavelski, lui-même à l’origine d’un bijou du genre en plongeant devant une frappe de Brayden Point.

Avec plus de 1000 matchs derrière la cravate, Perry et Pavelski sont les joueurs affichant le plus de millage dans le vestiaire des Stars. Le premier a gagné la coupe Stanley en 2007 avec les Ducks, le second a atteint la finale en 2016 avec les Sharks. Leur expérience vaut son pesant d’or.

«Ils sont calmes, ils ont de l’expérience et de la passion. Ils ont déjà joué dans des matchs importants. Ils ne veulent pas avoir de regrets, a indiqué Tyler Seguin. Ils nous ont parlé dans le vestiaire. Ils nous demandaient d’aller chercher un but de plus. C’est bon pour notre confiance.»