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Les négociations dans l’impasse au complexe Jean Coutu de Varennes

Jean Coutu
Photo PIerre-Paul Poulin

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Rien ne va plus entre les 680 employés syndiqués en lock-out du centre de distribution de Jean Coutu de Varennes et l’employeur, a appris Le Journal.

« On a 700 familles prises en otage, qui se demandent ce qui va arriver parce que l’employeur ne parle pas beaucoup à la table de négos », a soutenu au Journal Audrey Benoit, présidente du Syndicat des travailleurs et travailleuses de l’entrepôt Pharmacie Jean Coutu (CSN). 

Très brèves discussions

Mercredi dernier, les syndiqués ont fait une grève de 24 heures et, le lendemain, ils ont appris avec surprise qu’ils étaient en lock-out. 

Or, depuis, les discussions n’avancent pas assez au goût du syndicat. L’enjeu de la sous-traitance, l’ancienneté et la formation des employés créent toujours des flammèches entre les deux parties à la table de négociation.

« En fin de semaine dernière, on a eu à peu près 88 minutes de discussions avec l’employeur. Ça donne une idée du portrait de la fin de semaine que l’on a eue », a déploré Audrey Benoit, du syndicat.

« Aucun compromis »

De son côté, Metro, qui est propriétaire de Jean Coutu, a affirmé avoir été présente à la session de conciliation de samedi et dimanche pour régler le différend, sans succès. 

« Malheureusement, le syndicat continue de ne faire aucun compromis en regard de l’offre globale normative que nous leur avons présentée », a regretté Marie-Claude Bacon, vice-présidente aux affaires publiques et aux communications de Metro. 

Elle a indiqué que l’employeur avait accepté 140 demandes sur 250, y compris des demandes importantes du syndicat, mais que celui-ci ne concède rien. 

« Si le syndicat poursuit les négociations avec la même approche, il sera difficile d’arriver à une résolution rapide du conflit. Nous demeurons toutefois engagés à tenter de négocier une entente juste et équitable pour nos employés, nos pharmaciens propriétaires, nos clients et notre entreprise », a-t-elle déclaré.