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Décédée auprès de soignants racistes à Joliette

Joyce Echaquan, 37 ans, est décédée le lundi 28 septembre 2020 dans des conditions douteuses à l'hôpital de Joliette, dans Lanaudière.
CAPTURE D'ÉCRAN, FACEBOOK Joyce Echaquan, 37 ans, est décédée le lundi 28 septembre 2020 dans des conditions douteuses à l'hôpital de Joliette, dans Lanaudière.

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«Venez me chercher. Quelqu’un... Venez me chercher.» Ce sont les derniers mots criés par une Attikamek, peu avant de mourir dans des circonstances nébuleuses, à l’hôpital de Joliette.

«Ça m’a fait tellement de la peine. C’est comme si on l’avait tuée. Je souhaite qu’on découvre ce qui s’est passé pour qu’on laisse ma fille mourir comme ça. Je veux que son mari et mes enfants sachent ce qui s’est passé», a lancé la mère de la défunte, Diane Echaquan, en entrevue avec l'Agence QMI.

Joyce Echaquan, 37 ans, est décédée le lundi 28 septembre 2020 dans des conditions douteuses à l'hôpital de Joliette, dans Lanaudière.
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Jeudi dernier, Joyce Echaquan, 37 ans, s’est rendue à l’hôpital de Joliette. Selon sa famille et ses proches, la mère de famille avait des douleurs à l’estomac.

Attention : les vidéos qui suivent pourraient choquer certaines personnes.

Vidéos troublantes

  • Écoutez la chronique de Geneviève Pettersen avec Benoit Dutrizac sur QUB Radio:

Or, lundi, c’est dans une vidéo en direct sur Facebook que son entourage a reçu des nouvelles de Mme Echaquan. On peut l'entendre crier à l’aide en attikamek et dire avoir reçu trop de médicaments.

En voyant ces images, la mère de Mme Echaquan a voulu avoir des nouvelles de sa fille. «J’ai tout de suite appelé pour parler à son infirmière. On m’a raccroché la ligne. J’ai rappelé... sans réponse», a expliqué la maman de la défunte.

Joyce Echaquan, 37 ans, est décédée le lundi 28 septembre 2020 dans des conditions douteuses à l'hôpital de Joliette, dans Lanaudière.
Photo COURTOISIE

Il a fallu peu de temps pour que cette vidéo devienne virale.

Dans cette vidéo, les propos tenus par deux membres du personnel, en plus d’être discriminatoires, évoquent une rare violence.

«Esti d’épaisse de tabarnouche... C’est mieux mort, ça. As-tu fini de niaiser... câlisse? T’es épaisse en câlisse», murmuraient deux membres du personnel de l’hôpital de Joliette.

«T’as fait des mauvais choix, ma belle. Qu’est-ce qu’ils penseraient, tes enfants, de te voir comme ça? Pense à eux autres un peu... C’est meilleur pour fourrer qu’autre chose, pis on paie pour ça. Qui tu penses qui paie pour ça?»

Joyce Echaquan, 37 ans, est décédée le lundi 28 septembre 2020 dans des conditions douteuses à l'hôpital de Joliette, dans Lanaudière.
Photo COURTOISIE

Maggie Newashish a traduit les passages de la patiente de 37 ans dans lesquels cette dernière demandait de l'aide.

La fille de Mme Echaquan, Wasianna Echaquan, et sa belle-sœur Jemima Dubé étaient présentes à l’hôpital.

Elles assurent que la vidéo a été supprimée par l’infirmière en poste. Selon elles, Joyce Echequan était déjà décédée lorsqu’elles l’ont vue attachée à sa civière.  

  • ÉCOUTEZ l'entrevue avec Constant Awashish, grand Chef de la Nation Atikamekw, sur QUB radio :   

Enquête

Le Centre intégré de santé et de services sociaux (CISSS) de Lanaudière a réagi par courriel en fin de soirée, lundi.

«La direction a été informée aujourd'hui de la situation et si ce qui nous est rapporté est vrai, c'est inacceptable. Nous devons faire enquête afin de faire la lumière sur les événements survenus au cours de la journée et prendre les mesures nécessaires, selon les résultats de l'analyse», a indiqué le CISSS.