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Deuxième vague fatale pour des commerçants

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Des commerçants montréalais qui se disent mal informés par Québec craignent de devoir de nouveau fermer leurs portes quand la ville passera en zone rouge.

• À lire aussi: Montréal et Québec passeront en zone rouge

« J’ai peur parce que pour le moment, nous n’avons aucune information, on ne sait rien. Le gouvernement nous dit qu’ils ne veulent pas fermer les entreprises, mais en ce moment, leur discours est incompréhensible, ils ne font que se contredire tout le temps », déplore Serge Poirier, propriétaire du gym Haltères & Go, situé dans Rosemont, à Montréal. 

  • Écoutez la chronique de Geneviève Pettersen avec Benoit Dutrizac sur QUB Radio:  

Pour lui, comme pour plusieurs commerçants rencontrés par Le Journal, le passage à la zone rouge fait craindre le pire.

« On ne sait rien sur ce qu’il peut nous arriver, comme ça a été le cas lors de la première vague, se désole M. Poirier. On ne sait pas si on va fermer et pour combien de temps, alors c’est sûr que j’ai peur de tout perdre. »

Selon lui, le manque de transparence du gouvernement sur cette question rend les choses encore plus difficiles et l’empêche de se préparer au pire.

« Pour l’instant, c’est vrai que le gouvernement nous laisse un peu à nous-mêmes, dit Gabriel Abissidan », du magasin de chaussures Gabriel, sur la rue Ontario, dans Hochelaga. « On aimerait avoir de l’information pour savoir comment va aller notre saison et nous aider sur le long terme », explique-t-il. Cela dit, il croit que ça se fera sans fermeture.

Pour Claude Roy, de la librairie Limasson, à Montréal, les conséquences pourraient être fatales s’il doit à nouveau fermer son commerce pour la deuxième vague.
Photo Ben Pelosse
Pour Claude Roy, de la librairie Limasson, à Montréal, les conséquences pourraient être fatales s’il doit à nouveau fermer son commerce pour la deuxième vague.

Indications floues

Claude Roy, propriétaire de la librairie de quartier Limasson, sur la rue Masson, dans Rosemont, estime que Québec pourrait donner un peu plus d’indications dans son plan.

« On sait qu’orange est pire que jaune, et que rouge est pire qu’orange, mais on ne sait pas ce que le rouge va déclencher. Est-ce que ça veut dire seulement qu’il va y avoir des fermetures ? » se questionne M. Roy. 

Et si la fermeture fait peur, c’est principalement parce que la première vague de coronavirus a déjà amené un lourd fardeau financier pour les commerçants. Avec les prêts du gouvernement, beaucoup se sont endettés et ne pourraient survivre avec un second confinement.

Commerce en danger

Pour Claude Roy, baisser de nouveau le rideau de fer serait catastrophique.

« Je n’ai même pas fini de payer mes deux mois de retard du printemps, alors ça me mettrait dans les dettes, et peut-être qu’il n’y aura pas de sortie », explique-t-il.

Selon des documents de travail du gouvernement qui avaient fuité il y a près de deux semaines, le passage en zone rouge signifiait que de nombreux commerces allaient devoir fermer leurs portes. 

Toutefois, le premier ministre du Québec, François Legault, avait tenu à rassurer la population en affirmant que les mesures pourraient varier selon la situation. 

Par exemple, les bars et restaurants devaient éventuellement fermer en zone orange, ce qui n’est pas le cas présentement.

Un résumé pertinent de la journée,
chaque soir, grâce aux diverses
sources du Groupe Québecor Média.