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Fini le mouvement de personnel dans les CHSLD du Saguenay

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La leçon a été retenue dans les CHSLD du Saguenay–Lac-Saint-Jean: les mouvements de personnel entre établissements ne sont plus autorisés.

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Au printemps dernier, l'épicentre de la COVID-19 dans la région se trouvait au CHSLD de la Colline, alors que l’on y avait recensé 21 morts, 69 employés infectés et 52 patients touchés.

Les mouvements de personnel entre établissements n'avaient pas aidé à contrôler la propagation.

«Ça créait comme un climat de panique, s’est souvenu le président du syndicat des employés de catégorie 2 affilié à la CSN, Gaston Langevin. Maintenant, le personnel est stabilisé. Ça a calmé le jeu. Le monde est plus rassuré.»

Syndicats et patrons ont discuté durant l'été. Les cohortes de finissants ont été intégrées aux équipes. Les déplacements d'employés sont interdits depuis.

«Pour avoir une stabilité dans chaque CHSLD, on a créé des listes de rappel, mais affectées par CHSLD», a expliqué M. Langevin, qui représente environ 3100 syndiqués au Saguenay–Lac-Saint-Jean, incluant des préposés aux bénéficiaires, des employés en hygiène et salubrité, ceux au service alimentaire et des agents de sécurité.

Chaque employé est affecté à un seul endroit. «Ils ne peuvent pas aller travailler dans un autre CHSLD. Ils ne peuvent pas être rappelés. Ils ne peuvent pas faire du temps supplémentaire dans un autre CHSLD. C'est vraiment toujours dans le même CHSLD», a indiqué M. Langevin.

L'absence d'agence de placement du personnel de la santé au Saguenay–Lac-Saint-Jean a facilité les choses.

«Le CIUSSS a plein contrôle sur les salariés. C'est eux autres qui décident où ils les affectent. En CHSLD, la consigne est très claire de la présidente-directrice générale [du CIUSSS Saguenay–Lac-Saint-Jean]. S'il y a un mouvement d'autorisé, il faut que la PDG l'autorise. À moins d'une urgence nationale, [il] ne sera pas autorisé.»

Il y aurait cependant des exceptions possibles. «Le seul cas où on pourrait voir une mobilité de personnel, ce serait causé par une décision clinique, par exemple, un bris de service qui nécessiterait que l'on doive assigner du personnel», a expliqué la porte-parole du CIUSSS Saguenay–Lac-St-Jean, Joëlle Savard.

L’état de santé de certains résidents nécessite des soins continuels. Dans ces cas-là, l’absence d’employés serait impensable.

Un résumé pertinent de la journée,
chaque soir, grâce aux diverses
sources du Groupe Québecor Média.