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«Infractions»: un tournage compliqué par la COVID

TVA diffuse la deuxième saison de "Infractions" le jeudi, à 21 h 30.
Photo COURTOISIE, GROUPE TVA TVA diffuse la deuxième saison de "Infractions" le jeudi, à 21 h 30.

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La diffusion des première et deuxième saisons d’Infractions à TVA a été impactée par la COVID-19. Et le tournage de la troisième, qui tire à sa fin, fut également affecté par la pandémie.

Après avoir été relayée sur la chaîne MOI ET CIE à l’automne 2018, la première saison d’Infractions, qui s’intéresse au quotidien d’avocats spécialisés en infractions criminelles et pénales, faisait le saut à TVA pour la première fois l’hiver dernier.

Or, les chamboulements télévisuels dus à la COVID ont fait en sorte que les adeptes de l’émission n’avaient alors pas pu voir les deux épisodes finaux. Ceux-ci ont été greffés à la deuxième saison, présentement en diffusion à TVA, après son premier tour de piste à MOI ET CIE à l’automne 2019. On ne s’étonne ainsi pas d’y voir des gens non distanciés et non masqués.

TVA diffuse la deuxième saison de "Infractions" le jeudi, à 21 h 30.
Photo COURTOISIE, GROUPE TVA

Personne n’est à l’abri

En résulte donc une bonne nouvelle pour les fidèles du docu-réalité, qui ont 15 demi-heures d’«nfractions à se mettre sous la dent en ce moment, plutôt que 13.

La série documentaire suit trois équipes d’avocats chevronnés qui aident leurs clients à se tirer d’affaire dans des dossiers de conduite avec facultés affaiblies ou dangereuse, de méfaits publics, de vandalisme, de refus de coopérer, de vol à l’étalage, de bris de conditions, de harcèlement, de recel, etc. La deuxième année creuse le propos encore davantage en accompagnant des jeunes de 14 à 18 ans qui font face à la justice.

«On avait envie de faire découvrir aux gens que, dans la société, peu importe notre classe sociale, notre milieu, notre métier, personne n’est à l’abri d’une accusation d’infraction. N’importe qui peut devoir se dépatouiller, se déprendre dans le système, et ce n’est pas facile, qu’on soit accusé à tort ou à raison», explique la productrice Catherine Nadeau, d’Hyperzoom (Première ligne : chaque seconde compte) au sujet du synopsis d’Infractions.

Causes reportées

Les bouleversements pandémiques ont également interrompu les enregistrements du troisième chapitre, qui aurait normalement dû être en ondes présentement, et qui sera finalement à l’horaire de MOI ET CIE en janvier. Celui-ci sera «plus fort que jamais», rigole Catherine Nadeau, malgré les aléas rencontrés par la production dans les circonstances.

Les images captées avant le confinement seront retransmises telles quelles à l’écran ; pour celles qui devaient être emboîtées entre mars et la fin mai dernier, ce fut plus complexe, car toutes les causes ont été reportées. Certains procès ont également eu lieu en vidéoconférence, ce qui a compliqué la tâche pour la télévision.

«Mais à partir du début juin, beaucoup de cas se sont passés à la cour. On a tourné quelque peu à l’intérieur, mais on a eu la chance, lors de nos journées de tournage, qu’il fasse très beau. On s’est beaucoup concentrés à l’extérieur des palais de justice, ce qui nous permettait d’avoir les clients et les avocats non masqués», précise Catherine Nadeau, en notant qu’Infractions traite d’affaires un peu partout au Québec.

TVA présente Infractions le jeudi, à 21 h 30, juste après «J.E».